Mais que se passe-t-il chez le Oklahoma City Thunder ?
Le 06 janv. 2026 à 11:48 par Nicolas Meichel

24 heures après une défaite à Phoenix, le Thunder a complètement pris l’eau face aux Charlotte Hornets (124-97) cette nuit à domicile. Le champion en titre est grippé en cette nouvelle année 2026.
Il y a un mois, Oklahoma City détruisait tout sur son passage et semblait en route pour réaliser la meilleure saison régulière de l’histoire de la NBA. Depuis ? Six défaites en douze matchs pour le Thunder, dont trois face aux Spurs de Victor Wembanyama. OKC reste toujours premier de l’Ouest mais il y a clairement quelque chose qui cloche chez le champion NBA en titre.
Tirer des conclusions sur un échantillon limité de matchs, qui plus est en période de fêtes de fin d’année, n’est pas forcément évident mais il y a quand même quelques tendances qui se dégagent du côté d’Oklahoma City.
La première, c’est une adresse extérieure portée disparue : 11/39 à 3-points face aux Hornets cette nuit, et seulement 33% de réussite sur les douze derniers matchs. C’est tout simplement le cinquième pire pourcentage de la NBA sur la période. Les shoots ouverts qui rentraient auparavant ne trouvent plus la mire et forcément – attention grosse analyse à venir – c’est plus dur de gagner au basket quand la balle orange ne rentre pas dans le panier.
Mais ce n’est pas la première fois que le Thunder connaît des trous d’air au shoot extérieur, pourtant cela ne l’a pas empêché d’enchaîner les victoires par le passé. Et c’est là que l’irrégularité défensive entre en compte. Oklahoma City est passé d’une défense historiquement forte en début de saison à une défense tout juste « très solide », réduisant clairement la marge d’erreur sur le plan offensif. Le Thunder n’asphyxie plus ses adversaires sur 48 minutes, qui en profitent pour coller des runs. Exemple parfait cette nuit : 21-9 en six minutes d’entrée de jeu pour les Hornets, 67 points encaissés en première mi-temps, ça pique !
« On a gagné beaucoup de matchs où l’adversaire shootait mieux que nous, où on tirait mal à 3-points, et c’est parce qu’on était fidèles aux principes qu’on pouvait contrôler. Il va falloir qu’on apprenne de ça, comme on le fait après chaque défaite et chaque victoire. » – Mark Daigneault, coach d’OKC
Les shoots extérieurs qui ne rentrent pas, la défense qui ne compense pas toujours, et une attaque sur demi-terrain parfois prévisible et en manque de rythme (notamment en fin de match), c’est forcément un mélange qui se traduit en défaites.
D’un œil extérieur, on a aussi l’impression que le sentiment d’invincibilité qui portait le Thunder et qui faisait flipper la concurrence s’est évaporé, en même temps que les Spurs ont tapé OKC trois fois de suite (dont une fois en demi-finale de NBA Cup). Ce n’est peut-être qu’une analyse de comptoir, mais Oklahoma City ne débarque plus avec la même confiance sur le parquet, et les adversaires ont soudainement l’impression de pouvoir faire tomber le champion en titre.
Cela se voit notamment quand le Thunder est dominé dans l’intensité, comme face aux Suns l’autre jour qui ont surclassé OKC au rebond. L’absence d’Isaiah Hartenstein (depuis fin décembre) se ressent tout particulièrement dans ce secteur.
Je crois que les Spurs ont brisé le Thunder…
— Nico TrashTalk 🏀 (@nicolasmeichel) January 6, 2026
Avec son statut de champion en titre et d’équipe potentiellement historique, le Thunder a une cible dans le dos tous les soirs. Et au moindre coup de moins bien, cela peut se retourner contre les hommes de Mark Daigneault.
Il y a peut-être aussi un contrecoup lié au fait qu’Oklahoma City cherchait à battre le record des Warriors en régulière (73 victoires) et que celui-ci paraît désormais inatteignable. D’autres diront que le Thunder a surtout profité d’un calendrier facile sur le premier tiers de la saison, pendant que certains taquineront les fans d’OKC en disant que l’arbitrage a arrêté d’aider Shai Gilgeous-Alexander et ses copains.
Au final, le Thunder est retombé de son nuage et se rend compte qu’une saison n’est que rarement un long fleuve tranquille. La bonne nouvelle pour OKC, c’est qu’ils restent confortablement installés en tête de l’Ouest, et que cette période un peu compliquée ne devrait que les aider à progresser dans leur quête du back-to-back.
