Le Thunder, une force collective durant l’absence de ses joueurs majeurs
Le 05 mars 2026 à 15:12 par Nicolas Vrignaud

Pendant plus d’un mois le Thunder a du composer sans plusieurs de ses joueurs les plus importants : Jalen Williams, Ajay Mitchell, et le retour de Shai Gilgeous-Alexander n’est intervenu qu’en début de weekend. Pourtant, durant cette période, OKC s’est maintenu en tête à l’Ouest. Qu’en disent précisément les statistiques, consultées chez Basketballstats.net ?
Du 4 février au 13 mars, le Thunder a dû composer sans Shai Gilgeous-Alexander, ni Jalen Williams et Ajay Mitchell. Trois de ses quatre meilleurs pourvoyeurs de points cette saison. Et de redoutables défenseurs extérieurs capables de faire basculer un match dans ce domaine du jeu. Pourtant, le Thunder n’a pas flanché au classement.
Ce malgré un calendrier plutôt compliqué. Prenons l’échantillon qu’est le mois de février. Si le Thunder se classe en 1ère position dans la plupart des catégories statistiques collectives sur la saison en entier (qu’il s’agisse du du net rating, différence entre les points marqués et encaissés lors d’un match, et du defensive rating, nombre de points moyen encaissé en un match), on aurait pu s’attendre à une chute notable lors de l’absence de ses forces offensives majeures, qui sont, pour rappel, également excellentes en défense.
Pour autant, le Thunder s’est classé à la sixième position en terme de net rating au mois de février. Ce pour plusieurs raisons : un banc ultra-complet, qui peut augmenter ses apports dans un contexte de blessures multiples. Le calendrier n’a pas spécialement fait de cadeau, avec des gros matchs face aux Rockets, aux Spurs et aux Pistons notamment.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ces trois équipes sont parmi les quatre à avoir fait chuter le champion en titre le mois dernier. Plus étonnant, la défaite face aux Bucks à plus à voir avec la sortie de route malencontreuse qu’autre chose.
Et comme le dit l’adage : l’attaque fait lever les foules, la défense fait gagner les titres. Le Thunder s’est maintenu dans le top 10 des équipes encaissant le moins de points au mois de février (defensive rating), avec 109,2 points encaissés en moyenne par match. « Loin » des 106,1 de la saison au global, mais pas si mal connaissant le contexte.
Chet Holmgren a bien évidemment été le leader de cette équipe amputée, avec des lieutenants qu’on qualifierait peut-être de premium dans beaucoup d’autres franchises : Cason Wallace, Isaiah Joe, Jaylin Williams, Isaiah Hartenstein, Alex Caruso… autant de joueurs qui ont construit leur solidité sur leurs qualités défensives. Le maître mot de la réussite du Thunder, si jamais vous ne l’aviez pas encore intégré.
Cela se joue aussi sur la capacité du Thunder – à l’échelle d’une saison cette fois – à bien entamer ses matchs, tant en défense qu’en attaque. Basketballstats.net nous indique qu’OKC est à 70% des 1ers quart-temps remportés cette saison, ainsi que 60% des 3e quart-temps. Les repères collectifs sont ceux que l’on utilise quand certains joueurs manquent. Bien entrer dans les matchs, remettre un coup de pression en sortie de vestiaire après la pause.
En clair, prendre l’adversaire au jeu de la mise en rythme, lui imposer un tempo. Et au basket, celui qui contrôle le rythme contrôle souvent le match.
Enfin, dernier point : les apports des joueurs de rotation. Loin d’être cantonnés à leur rôle, ceux dont la mission est d’habitude de défendre et de coller les tirs quand les ballons arrivent dans les mains. L’exemple parfait : Cason Wallace. À 9 points de moyenne sur la globalité de la saison régulière actuelle, l’arrière du Thunder a culminé à 14,6 points en février. L’exemple typique du joueur en confiance, et conscient des besoins de son équipe.
Cason Wallace made him touch the earth 💀pic.twitter.com/HJS7oAHc8d
— Legion Hoops (@LegionHoops) March 5, 2026
Avec autant de ressources, le Thunder marque toujours et encore son territoire. L’assurance pour n’importe quel adversaire qu’une telle équipe, même sans ses leaders, reste un vrai casse-tête sur 48 minutes.
