Pourquoi Victor Wembanyama doit être élu MVP ?

Le 08 avr. 2026 à 15:40 par Nicolas Vrignaud

victor wembanyama
Source image : NBA League Pass

C’est LE débat NBA qui anime les réseaux sociaux depuis un gros mois : qui sera le MVP de la saison régulière 2025-26 ? Quatre candidats sortent clairement du lot : Luka Doncic, Nikola Jokic, Victor Wembanyama et Shai Gilgeous-Alexander. On termine la série avec l’Alien, qui est le principal challenger du vainqueur sortant !

Disclaimer : nous présentons ici le dossier pour chaque candidat « majeur » au dossier de MVP, c’est donc normal de ne pas trouver de papier sur Jaylen Brown ou Cade Cunningham, bien qu’ils soient de très sérieux joueurs de basket.

Les arguments apportés le sont avec objectivité, mais chaque tête pensante aura ses propres raisons de préférer un candidat plus qu’un autre. N’hésitez pas à nous en faire part sur les réseaux, dans la bienveillance et la bonne humeur hein. 

La présentation rapide du bonhomme

  • Moyennes saison : 24,8 points (51% au tir, 35% à 3-points, 82,5% aux lancers), 11,5 rebonds (#4 en NBA), 3,1 passes, 1 interception, 3,1 contres (#1 en NBA), 2,4 balles perdues.
  • Matchs joués : 64 (un match à jouer sur les trois restants des Spurs)
  • Classement actuel dans le Ranking MVP TrashTalk : 2e !

Pourquoi lui et pas un autre ?

Victor Wembanyama. Un nom qui étonne les fans autant qu’il effraie les adversaires. Des mensurations délirantes qui ont totalement, depuis trois saisons, réussi à dominer la ligue. Cependant, cette saison, l’Alien est entré dans une nouvelle dimension. Des statistiques en (légère) augmentation, une défense toujours aussi dissuasive, et surtout… une équipe qui gagne.

Les Spurs possèdent le deuxième meilleur bilan de NBA, avec 60 victoires à l’heure où ces lignes sont écrites. Un saut de 36 victoires par rapport à la saison dernière, qui propulse San Antonio parmi les équipes les plus sérieuses de la ligue. Et ça, c’est une différence énorme. Car Victor est désormais le patron d’un groupe qui domine.

Et face à un Nikola Jokic dont les Nuggets ont parfois connu des passes compliquées (sans Aaron Gordon, notamment), ou un Luka Doncic qui patronne des Lakers qui ont plus soufflé le froid que le chaud cette saison face aux grosses équipes, ça fait une belle différence. Surtout, face au Thunder. Meilleure équipe de la ligue, champion en titre, et équipe du MVP sortant. 4-1 en régulière pour Wemby et les Spurs, avec trois victoires nettes dans des contextes forts (NBA Cup, notamment).

Bien sûr, son apport de points est le plus faible des quatre concurrents ici présentés. Pour autant, l’énorme argument du Français, et celui qu’il a personnellement mis en avant lors d’une conférence de presse : la polyvalence. L’essence d’un MVP (meilleur joueur d’une saison), c’est aussi sa polyvalence.

Victor Wembanyama estime qu’il y a « un débat » à l’heure actuelle pour savoir qui va gagner le MVP, mais veut faire en sorte « qu’il n’y en ait plus à la fin de la saison ».

Selon lui, ses trois arguments majeurs sont :

« La défense représente 50 % du jeu… Je crois être le joueur… pic.twitter.com/WPS8LhlkpT

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) March 24, 2026

Certains pourront dire (et ça se comprend) que la défense est récompensée par un autre trophée, le Défenseur de l’Année (DPOY), que Wemby risque de remporter sans difficulté. Ils ont raison mais seulement dans une certaine mesure : un MVP doit être capable, sinon d’exceller, mais de ne pas être un poids dans un secteur du jeu en particulier. Si Shai Gilgeous-Alexander est un défenseur correct bien qu’aidé par son équipe très complète, Luka Doncic et Nikola Jokic traînent toujours derrière eux une sale image de balourds feignants peu au fait des efforts collectifs en défense. Là dessus, Victor est clairement à des années lumière de ses concurrents.

Un MVP doit aussi avoir ses phases (régulières à très régulières) de jeu où il est simplement injouable. Victor coche cette case, avec des très gros matchs où il a dominé sans partage. Face aux Wolves en janvier, face aux Pistons début mars. Des performances vraiment marquantes contre des grosses équipes, il sait faire. Ses concurrents aussi, d’ailleurs. Dans les gros matchs, les statistiques du garçon augmentent fortement : 29,4 points, 4,2 contres pour les plus marquantes. Monsieur sait prendre ses responsabilités.

Victor Wembanyama est aussi une machine à highlights. Et ça, pour un votant, au moment de se remémorer les instants forts de cette saison, ça compte. Défensivement, offensivement, il est partout. Il sait tout faire. On peut le voir dans n’importe quelle situation ou presque en train de dominer son vis-à-vis.

Victor Wembanyama 41 PTS, 18 REB, 3 BLK, 16/22 FG, 2/6 3FG, 0 TO, 80.3% TS vs Warriors pic.twitter.com/R5Sf0926IV https://t.co/IAYm5jB27c

— Basketball Performances (@NBAPerformances) April 2, 2026

Ce qui pourrait le pénaliser

Un début de saison marqué par des difficultés physiques sur quelques matchs, qui restent néanmoins en mémoire. Quelques matchs plus dur, là où Shai Gilgeous-Alexander, son principal adversaire, s’est feint d’une constance de fer soir après soir. La jeunesse, peut-être aussi, en se disant qu’il pourra quoi qu’il arrive gagner ce titre plus tard.

Un duel très récent perdu à Denver, contre Nikola Jokic. Malgré un très bon match du Français, le Serbe a sans doute gratté des points avec un money time complètement fou. Mis à part ça, il reste à 100% en lice pour être élu. Cependant, le dernier sondage d’ESPN place Shai largement en tête. Les accomplissements individuels du MVP en titre lui donnent un argument de plus par rapport à ses concurrents.

Son temps de jeu limité une bonne partie de la saison a aussi été un frein, notamment statistique, qui l’a certainement empêché de réaliser certains cartons qui auraient pu compter à l’heure de mettre le vote dans l’urne.

Verdict

Victor Wembanyama a toutes les cartes en main, sauf celle la plus importante : le coeur des votants. À moins d’une surprise, il ne devrait pas être le MVP de la saison 2025-26… mais ce n’est que partie remise. Il connaît les axes de développement, son équipe n’en est qu’au début de l’aventure, et il n’a que 22 ans. Échouer, c’est mettre du carburant dans le réservoir d’envie maintenant pour réussir plus tard !


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