Les Indiana Pacers : une belle histoire d’une saison… ou un modèle parti pour durer ?

Le 10 oct. 2024 à 14:06 par Thibault Mairesse

Pascal Siakam Indiana Pacers 27 avril 2024
Source image : YouTube

Après une saison réussie, les Indiana Pacers vont devoir confirmer qu’ils ont trouvé leur modèle de réussite et ne pas rejoindre ces équipes qui se sont effondrées après seulement un bon exercice.

Une équipe taillée pour gagner

Les Pacers ont créé la surprise la saison dernière avec un run en finales de conférence que personne (ou presque) n’avait vu venir. Après cette performance, il est logique de se dire que l’avenir est radieux pour l’équipe de l’Indiana. Avant de se tourner vers le futur des Pacers, il faut crever un abcès tout de suite. Non, la bande à Tyrese Haliburton n’est pas arrivée uniquement en finales de conf’ uniquement à cause des blessures de ses adversaires. Certes, ils ont joué des Bucks et des Knicks diminués, mais ce n’est pas comme si les Pacers étaient eux-mêmes à 100 %. Tyrese Haliburton a joué blessé depuis… février, tandis que Bennedict Mathurin n’a vu ni la fin de saison ni les Playoffs à cause d’une blessure à l’épaule.

Pour triompher, il faut savoir battre une bête affaiblie et à ce jeu-là, Indiana a été meilleur. D’autant plus que quelques mois auparavant, les Pacers avaient fait un run important en arrivant en finale de la NBA Cup. Certes, toutes les équipes n’ont pas pris la compétition au sérieux, mais est-ce que c’est le problème des hommes de Rick Carlisle ? Certainement pas. Ils ont joué et ils ont gagné, avant de perdre en finale contre les Lakers mais le message est clair : les Pacers ont les armes pour jouer les têtes d’affiche.

Prendre les mêmes et recommencer

Avec un effectif qui a fait une saison solide, il était important pour le front officie d’assurer la continuité. Ce fut chose faite cet été avec les prolongations d’Andrew Nembhard, de Pascal Siakam ou encore d’Obi Toppin. Indiana n’a pas sacrifié sa profondeur pour ramener LE joueur qui pourrait hypothétiquement faire passer un cap à l’équipe.

Le noyau reste le même, les rotations aussi à peu de choses près. Rick Carlisle repart ainsi sur des bases identiques à la différence près qu’il va pouvoir compter sur une saison pleine de Pascal Siakam. Avec le retour de Bennedict Mathurin, sur le papier, les Pacers passent automatiquement un cap et peuvent (doivent ?) viser le top 4 voire le top 3 de l’Est cette saison.

Pourtant, c’est ici qu’on peut pointer les premières limites du groupe. L’effectif a l’une des meilleures attaques de la Ligue, mais aussi une défense plus friable. Cependant, dans le contexte des Indiana Pacers, est-ce vraiment un défaut ? Pas vraiment. Le but au basket reste toujours de mettre plus de paniers que l’adversaire et à ce jeu-là, les hommes de Rick Carlisle ont été très forts avec une attaque d’élite. Il serait donc drôlement culotté de remettre en question un schéma de jeu qui fonctionne.

Comment passer d’équipe surprise à équipe confirmée ?

Elle est là toute la question pour répondre à la problématique initiale. Les Pacers n’étaient pas attendus à ce niveau et ont surpris les 29 autres franchises de la Ligue. Personne n’était prêt ni à voir Indiana attaquer comme ça, ni à voir Tyrese Haliburton être dans la conversation au MVP pendant les trois premiers mois de la saison. Maintenant, la surprise est passée, il faut savoir capitaliser sur ce qui a fonctionné l’année dernière et ça commence par la défense.

Étonnamment, les Pacers ne sont pas une « si mauvaise » défense que ça, du moins Rick Carlisle a trouvé un cinq qui sait défendre avec Haliburton – Nembhard – Nesmith – Siakam et Turner. À eux cinq, ils encaissent en moyenne 108,5 points toutes les 100 possessions contre 117 en temps normal. À l’inverse, l’efficacité offensive a légèrement chuté passant de 120,5 points inscrits toutes les 100 possession à 115,6. Une chute pas si importante qui laisse Indiana dans la moyenne NBA avec une efficacité défensive qui se compte parmi les meilleures de NBA. En clair, Indiana a toujours les armes pour bien attaquer, mais a désormais les armes pour très bien défendre également. Savoir être efficace à la fois offensivement et défensivement, c’est le lot de toutes les équipes qui ont des ambitions de titre. Si cela se confirme dans les prochains mois, les Indiana Pacers peuvent vite devenir une équipe très très sérieuse.

Une nouvelle fenêtre de tir pour jouer le titre

Ceci étant dit, les Pacers ont un autre avantage : le temps est de leur côté. Sauf nouvelle surprise, la franchise d’Indianapolis ne jouera pas les NBA Finals cette année. L’enjeu de cette saison est ailleurs. Il faut confirmer la belle lancée vu la saison passée et ne pas rejoindre le lot de ces équipes qui ont fait un gros run de Playoffs avant de redevenir assez insignifiantes (coucou les Hawks).

Les Pacers possèdent également une certaine flexibilité qui peut leur permettre de bouger à la Trade Deadline si tout ne se passe pas comme prévu. Pour une fois, Myles Turner ne devrait même pas être au centre des rumeurs. Le nom du pivot n’est pas évoqué ici au hasard. Il est membre de ce big 3 d’Indiana avec Tyrese Haliburton et Pascal Siakam. Ensemble, ils ont quatre ans pour ramener le titre ou atteindre les finales NBA. Pourquoi quatre ans ? Parce que cela correspond à la fin du contrat du Camerounais au terme duquel il aura 34 ans, tandis que Turner en aura 32 et Haliburton 28. En NBA, les choses peuvent aller très vite et si les Pacers ne refont pas un gros run de Playoffs, le groupe peut vite exploser.

En l’état, les Indiana Pacers ont de sérieux arguments pour capitaliser sur leur belle saison et jouer les têtes d’affiche de la conférence Est. Chiche ?


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