Jalen Brunson dans la légende des Knicks : où se place-t-il dans l’histoire de la franchise ?
Le 26 mai 2026 à 14:58 par Jules Bousquet

Il faudra attendre la fin de cette campagne de Playoffs pour trancher définitivement, mais une chose paraît déjà claire : Jalen Brunson s’est déjà invité à la table des monstres sacrés des Knicks. Aujourd’hui, après une qualification en Finales NBA, seuls des noms comme Walt Frazier, Willis Reed ou Patrick Ewing semblent encore devant lui. Et si New York décroche enfin le titre NBA… alors le débat pourrait carrément changer de galaxie.
Bienvenue à New-York ! Dans une ville qui ne dort jamais, dans une ville où une qualification en Finales NBA emmène ses habitants dans la folie et d’où les anciennes gloires ne partent jamais… Walt Frazier commente toujours les matchs et les légendes squattent régulièrement les tribunes du Madison Square Garden. Même des joueurs qui divisaient énormément les fans à leur époque, comme Carmelo Anthony, se font aujourd’hui accueillir comme des rockstars. À New York, un ancien Knick reste un membre de la famille.
Knicks legends Patrick Ewing, John Starks, Walt Frazier and Allan Houston all made the trip to Cleveland for the NYK Game 3 win!
NYK (3-0) CLE, Game 4: Monday, 8pm/et on ESPNpic.twitter.com/Zv8cMBLAEq
— NBA (@NBA) May 24, 2026
Le souci, c’est qu’aucun de ces grands noms n’a réussi à casser la malédiction… depuis le titre de 1973, les Knicks vivent avec une frustration XXL : celle de ne pas avoir soulever le trophée Larry O’Brien. Bernard King a été détruit par les blessures, Patrick Ewing s’est fracassé contre les plus grandes dynasties de l’histoire et Carmelo Anthony n’a jamais eu l’effectif capable d’aller au bout.
Brunson, l’anti-superstar qui a retourné New York
Pendant des années, les Knicks ont essayé d’attirer LA superstar censée ramener la franchise au sommet. Kobe Bryant, LeBron James ou encore Kevin Durant ont été fantasmés du côté de Manhattan… sans jamais débarquer. Et c’est exactement pour ça que Jalen Brunson parle autant aux fans new-yorkais.
Lui n’est pas arrivé avec une aura de sauveur hollywoodien. Quand il débarque de Dallas en 2022, il n’a qu’une seule vraie saison comme titulaire NBA derrière lui et beaucoup doutent de lui : trop petit, pas assez spectaculaire, pas le profil “classique” d’un leader de champion NBA.
Sauf que Brunson choisit New York en connaissant parfaitement le poids de cette franchise… et très vite, le « fit » devient évident. Son histoire personelle renforce encore plus ce lien car son père, Rick Brunson (actuellement dans le staff des Knicks), faisait partie de l’équipe finaliste en 1999, tandis que son parrain, Leon Rose, dirige aujourd’hui la franchise ! Difficile de faire plus « famille ».
Respect total, Léon Rose 👏👏👏
La signature de Jalen Brunson, c’est lui.
Le trade de Josh Hart, c’est lui.
Le trade de Karl Anthony Towns, c’est lui.
Le trade de OG Anunoby, c’est lui.
Le trade de Mikal Bridges, c’est lui.
Le choix de Mike Brown, c’est lui.
La signature scred… pic.twitter.com/87MzTSHrsc
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) May 26, 2026
Depuis son arrivée, Brunson a complètement changé la trajectoire de New York. Avec lui, les Knicks ont retrouvé une stabilité qu’on n’avait plus vue depuis une éternité : quatre participations consécutives en Playoffs, deux Finales de Conférence d’affilée et désormais une place en Finales NBA… grâce à un run de Playoffs historique !
The New York Knicks just played the most dominant 10-game stretch in NBA history, and it’s not even remotely close pic.twitter.com/5qaLngvQLE
— Lev Akabas (@LevAkabas) May 26, 2026
Mais son impact va largement au-delà des chiffres. Oui, il accumule les sélections All-Star et All-NBA mais surtout, Brunson a gagné le respect total de New York par son leadership et son attitude. Lors de sa prolongation de contrat, il a même accepté de laisser plusieurs dizaines de millions de dollars sur la table pour permettre à la franchise de garder de la flexibilité et construire un effectif encore plus fort autour de lui. À l’époque des superstars qui veulent chaque dollar possible ? Ce genre de move, ça parle énormément aux fans.
À quatre victoires de l’immortalité
Le plus dur reste évidemment à venir. Les Knicks devront encore battre une équipe portée soit par Shai Gilgeous-Alexander avec Oklahoma City, soit par Victor Wembanyama avec San Antonio. Et la montagne semble encore plus haute que tout ce que New York a affronté jusque-là. Mais si Brunson offre enfin un titre aux Knicks après plus d’un demi-siècle d’attente… alors il changera définitivement sa place dans l’histoire de la franchise (et probablement dans celle de la NBA aussi).
Un sacre à New York aurait une portée comparable au titre des Cavs de LeBron en 2016 (surtout lorsqu’on peut comparer leur prochain adversaire en Finales aux Warriors de 2017). Ajoutez à cela tout le poids du Madison Square Garden, 53 ans de frustration et une ville entière qui attend son moment depuis des générations… et vous avez un combo explosif !
Dans ce contexte, heureusement qu’Ewing a joué plus longtemps (11x All-Star) ou que Reed et Frazier ont gagné avant lui (champions NBA en 1970 et 1973), car celui qui met fin à 27 ans d’attente entre automatiquement dans une autre dimension. Et attention, Jalen Brunson n’est plus seulement le visage des Knicks… il est désormais à quatre victoires de devenir une légende éternelle du Madison Square Garden.
JALEN BRUNSON WINS EASTERN CONFERENCE FINALS MVP 🏆
🗽 25.5 PPG
🗽 7.8 APG
🗽 3.3 REB
🗽 47.8 FG%
FOR THE FIRST TIME SINCE 1999, THE NEW YORK KNICKS ARE HEADED TO THE NBA FINALS! pic.twitter.com/wr4qClOZD6
— NBA (@NBA) May 26, 2026
