Victor Wembanyama de nouveau battu en finale : objectif, transformer la frustration en motivation

Le 15 juin 2026 à 15:08 par Giovanni Marriette

Victor Wembanyama Finales Spurs Knicks
Source image : NBA League Pass

Si Victor Wembanyama est unanimement reconnu comme un crack générationnel, il n’en demeure pas moins qu’il est depuis quelques années le Raymond Poulidor du basket français. Si vous n’avez pas cette ref vous devez parfaire votre culture sport, et comme on est sympa on vous l’explique : ça veut dire que Wemby arrive souvent deuxième. Le Poulidor en question a fait ça toute sa carrière, à Victor de renverser le destin désormais.

Les records individuels les plus fous tombent les uns après les autres. Le flow gargantuesque de Victor Wembanyama enflamme la planète basket, car un humain grand comme une girafe ne devrait pas savoir courir comme Usain Bolt, dribbler comme Kyrie Irving et shooter comme Stephen Curry. Toujours plus mais vous avez saisi l’idée. Dominant donc le Wemby, mais sur le CV du très grand garçon un gros hic depuis son avènement médiatique : une propension à perdre des Finales, ou du moins à faire partie de l’équipe qui perd la finale. A 22 ans Vico a évidemment le temps – et il va – d’en gagner des dizaines, de titres, mais aujourd’hui malheureusement, ce sont les déceptions collectives qui ont tendance à s’accumuler sur son armoire à [pas de] trophées.

🥈 U17 World Championship

🥈 Olympics

🥈 NBA Cup

🥈 NBA Finals

Wemby has been one step away from glory his entire career 😭 pic.twitter.com/SBqI2S65aw

— ClutchPoints NBA (@ClutchPointsNBA) June 14, 2026


Souvenez-vous, 2021, finale de la Coupe du Monde U19, première pierre posée dans la rivalité entre Victor Wembanyama et Chet Holmgren. Wemby domine Chet mais Kenneth Lofton et ses grosses fesses font leur loi pour permettre aux États-Unis de battre la France. Finale 1, Wemby 0.

Trois ans plus tard, c’est avec les grands Bleus que Victor Wembanyama a rendez-vous, sur la plus grande scène internationale qui soit : la finale des Jeux Olympiques. Nous sommes à Paris, face à Team USA, et pour faire face à la France de Wemby… peut-être la plus grosse équipe américaine de l’histoire, la bise à 92. LeBron James, Kevin Durant, Stephen Curry… et ce dernier qui envoie l’une des plus grosses perfs de son immense carrière en finale pour mettre la France au sol. Finale 2, Wemby 0, qui jure alors que les futurs adversaires des Bleus feraient bien d’avoir la trouille.

2026, décembre, finale de la NBA Cup. Les Spurs se tiennent face aux Knicks, ce qui valide fort leur très bon début de saison. Wemby revient de blessure et sort du banc, pourquoi pas, les Spurs sont devant pendant trois quart-temps, tiens, mais New York fait un énorme run au dernier quart, tiens tiens, et les deux héros des Knicks se nomment Jalen Brunson et OG Anunoby, tiens tiens tiens. Défaite des Spurs, caramba, encore raté, mais notre petit doigt nous dit que les deux équipes se retrouveront vite.

Six mois plus tard on y est, la scène la plus folle qui soit aux Stazounis : les Finales NBA. San Antonio a bouté Portland, Minnesota et surtout OKC de son chemin pour retrouver son bourreau de la NBA Cup. Parfait pour une revanche. Malheureusement on connait la suite, 4-1 dans les molaires avec un scénario bien énervant puisque les Spurs ont mené dans chacun de ces matchs, parfois de manière très large. Bref, on est sur une nouvelle défaite d’envergure pour notre joueur de grande envergure, ça commence à faire, la vengeance s’annonce terrible.

Se servir de ces désillusions pour aller chercher de grandes victoires

La suite pour Raymond Poulidor Victor Wembanyama ? Prise de recul, analyse, et remise au boulot. On parle d’un jeune homme à la tête sur les épaules, dont les hobbies sont les échecs, la lecture et côtoyer des moines Shaolin, autant dire qu’on ne s’en fait pas trop pour lui au niveau de la remise en question. A noter également que pour au moins deux des quatre défaites sus-mentionnées, relativiser semble essentiel car de base la France n’est pas « censée » battre Team USA, car de base « personne » n’imaginait les Spurs arriver en Finales dès cette saisons. On pourrait donc tout autant applaudir le fait de voir Wemby arriver en finale que le fait de perdre ces dites finales. En d’autres termes calmez-vous, Victor Wembanyama est loin d’être un loser.

Ce à quoi on doit s’attendre cet été pour Wemby ? Peut-être bien un voyage sur la Lune pour faire le point avec lui-même, à moins qu’il ne rejoigne Sangoku dans la salle de l’esprit et du temps. Victor Wembanyama en a forcément marre de perdre, et quand ça va commencer à se voir, bien malheureux seront ses pauvres adversaires.

Les prochaines échéances seront déjà des premiers indices, mais les objectifs à venir pour Victor sont immenses. Conquérir un trophée de MVP, aller chercher cette bague de champion, disputer et tenter de remporter la Coupe du Monde 2027, puis taper Team USA chez elle, en 2028, à Los Angeles, pour un rendez-vous pris dans les larmes d’une défaite en 2024.

A 22 ans Victor Wembanyama a tout le temps pour ouvrir son palmarès, mais son background commence déjà à bien s’étoffer. Prudence, ô ennemis, personne n’est prêt.


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