Carla Leite, le conte de fées WNBA se poursuit à Portland
Le 18 juin 2026 à 17:41 par Benoît Carlier

C’est l’une des belles histoires de ce début de saison en WNBA ! Sélectionnée par le Fire à la Draft d’expansion, Carla Leite est en train de se mettre public de Portland dans la poche avec des performances solides et une tendance à briller dans le money time. Le Leite Show ne fait que commencer.
La fan base des Valkyries est inconsolable depuis le départ de la Varoise lors de l’intersaison. Véritable chouchou du Chase Center en 2025, Carla Leite a laissé un vide immense dans le coeur des supporters de San Francisco et de sa compatriote Janelle Salaün. Il faut dire que l’exploit était de taille. Pour sa saison inaugurale et la première expérience de la Française en WNBA, la franchise de Golden State a atteint les Playoffs. Une première dans l’histoire de la ligue et une ambiance de fête tous les soirs à Ballhalla, le surnom donné à l’enceinte partagée avec les Warriors.
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Pour son retour dans la baie sous le maillot du Fire, Carla Leite a été chaleureusement applaudie et tous les souvenirs de cette saison historique ont rejailli d’un seul coup.
🥹🫂
Carla Leite being honored at Golden State. pic.twitter.com/SIbzDMSk2J
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Carla Leite retrouvait ses anciennes coéquipières des Valkyries cette nuit 🥰pic.twitter.com/NUzkioO10m
— Benoît TrashTalk (@We_Want_Tacos) June 3, 2026
Les larmes n’étaient sans doute pas très loin mais Carla a déjà trouvé une nouvelle famille du côté de l’Oregon. En quelques semaines, les troupes d’Alex Sarama ont fait mentir les observateurs qui promettaient à Portland une longue saison d’apprentissage et de défaites. Le groupe est jeune, mais il compense par une alchimie rare pour une équipe aussi récemment construite, avec un coach rookie et sans All-Star dans son vestiaire.
Le Fire est actuellement huitième (sur 15) et donc virtuellement qualifié pour les Playoffs avec un bilan quasiment à l’équilibre de 8 victoires pour 9 défaites alors qu’on s’approche de la mi-saison. À domicile, Rose City donne de la voix pour pousser son équipe et s’impose déjà comme l’un des meilleurs publics de la Ligue. En courtside, les joueurs des Blazers se succèdent au Moda Center pour encourager Bridget Carleton et toute sa clique. Dans bien des aspects, cette équipe du Fire fait penser aux Valkyries de l’année dernière.
FIRE GAME-WINNER 🔥
Portland gets its first win of the season at the buzzer ‼️ pic.twitter.com/BRhTxgRbJ6
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Une nouvelle franchise d’expansion peut-elle réussir à se glisser en postseason dès sa première année ? Le point commun entre les Valkyries 2025 et le Fire 2026 est vite trouvé : il s’agit d’une Frenchie de 1,75m qui a tendance à prendre feu dans les moments chauds.
Choisie par Portland avec leur deuxième choix lors de la Draft d’expansion, Carla Leite est en train de donner pleinement raison à la GM, Vanja Černivec, anciennement vice-présidente des opérations basket à… Golden State, tiens tiens. La Slovène savait ce que pouvait apporter le 9è choix de la Draft 2024 et ne voulait pas la laisser partir à Toronto.
🔥 Premier panier de l’histoire de la franchise (post-expansion)
🔥 Clutch et nouveau record en carrière (21 points) dans la première victoire du Fire
Carla Leite 🇫🇷 est déjà en train de laisser son empreinte à Portland 🌹pic.twitter.com/TKCMzW8hjm
— Benoît TrashTalk (@We_Want_Tacos) May 13, 2026
À 22 ans, Carla Leite a encore passé un cap cette saison. La sophomore embrasse les responsabilités qui lui sont données par l’entraîneur du mois de mai en WNBA. Meilleure marqueuse (14,1 points) et meilleure passeuse (5,6 passes) de son équipe, elle est déjà l’une des leaders de ce groupe. Souvent, c’est l’étincelle qui amorce un comeback, ou la patronne vers qui on se tourne dans le money time.
Ce n’est pas un hasard si elle a choisi le numéro 0 en référence à Russell Westbrook. La même flamme les habite, la même énergie qui aurait pourtant mille raisons de baisser face au rythme effréné imposé par le calendrier du basketball féminin. Carla Leite a ainsi enchaîné une saison 2024-25 à Villeneuve d’Asq (championne d’EuroCup et MVP des Finales), la découverte de la WNBA en 2025, puis une saison 2025-26 éreintante en EuroLeague avec Saragosse avant de s’envoler vers l’Oregon une fois le Final Six terminé.
Impossible de ne pas faire aussi un parallèle avec l’autre numéro 0 de la ville, un certain Damian Lillard, pour son côté clutch. Face au Liberty lors du deuxième match de la saison, elle égalise dans les 30 dernières secondes sur un drive autoritaire face à Jonquel Jones et bat son record de points dans une victoire de prestige (21 points).
Deux semaines plus tard, elle plante un énorme tir du parking sur la tête de Breanna Stewart pour égaliser à 15 secondes du terme. Au match suivant, c’est encore elle qui est décisive en faisant ficelle du corner avant de forcer un passage en force dans les deux dernières minutes contre Connecticut. Les exemples sont nombreux avec encore le panier égalisateur à 12 secondes du buzzer contre Dallas il y a cinq jours. Le Leite Show est à la hauteur de sa réputation et on a déjà hâte de voir la Française se faire adouber par Dame, entre légendes du clutch à Portland.
CARLA LEITE.
Clutch on both ends.pic.twitter.com/QrjEN7a8MD
— Underdog WNBA (@UnderdogWNBA) May 28, 2026
Statistiquement, Carla Leite est partie pour doubler son apport en points, passes et rebonds, avec des pourcentages en nette augmentation (45% au tir, 39% de loin et 87% aux lancers) par rapport à sa saison rookie. Le dossier de MIP prend de l’ampleur au rythme de ses premiers double-doubles qui commencent à tomber. D’abord, dans une large victoire face au Fever où elle a puni Caitlin Clark dans sa confrontation directe (18 points et 12 assists). Puis la nuit dernière, dans un nouveau succès face à son ancienne coéquipière à Tarbes, Dominique Malonga (20 points, 10 passes).
Carla Leite vs. Indiana Fever (30/5/26)
18 PTS | 6/6 FT | 1 REB | 12 ASTpic.twitter.com/pjOVsc609e
— Cristian (@DouBasket28) May 31, 2026
Désormais titulaire indiscutable, elle n’hésite pas à se frotter aux meilleures joueuses de la planète et tant mieux si c’est dans les dernières minutes d’un match serré. Carla Leite est en train de se faire un nom dans la W, grâce à son intensité des deux côtés du terrain et son « killer instinct » dans les moments chauds. Un nouveau surnom commence même à pointer le bout de son nez, Baby Bird en référence à la légende Sue Bird et leurs similitudes.
🎙️🖤🏀🔥 SUE BIRD sur CARLA LEITE SHOW
« Sue Bird… You are the Father ! » 😂🇫🇷💯🌹
S/O génial, pour la jeune Française du Portland Fire, de la légende du Seattle Storm, de WNBA, de FIBA, Champion, Hall of Famer… une GOAT du basketball dans son ensemble ! https://t.co/voTUhCZpw2 pic.twitter.com/lQJsaGfq2z
— W SPORTS (@WS_wsports) May 28, 2026
Carla Leite est sur des bases de production all-time sur pick-and-roll (19,5 points générés par match, du jamais vu selon Synergy Sports) et n’hésite pas à aller se frotter aux géantes dans la peinture. Du haut de ses 175 centimètres, elle est la 13è joueuse qui provoque le plus de lancers-francs dans la Ligue cette saison.
Cela tombe bien, les votes pour le All-Star Game WNBA ont ouvert la semaine dernière et c’est le moment de soutenir la Frenchie qui faisait récemment partie du Top 25 de Bleacher Report.
