Que peut viser le Heat avec Giannis Antetokounmpo la saison prochaine ?

Le 23 juin 2026 à 14:43 par Nicolas Meichel

Giannis Antetokounmpo Bucks 15 mai 2025
Source image : YouTube

Après avoir raté le coche sur plusieurs gros dossiers, Miami a enfin réussi à recruter sa nouvelle star : Giannis Antetokounmpo. Mais que peut vraiment viser le Heat version Freak la saison prochaine ?

Giannis voulait un nouveau départ pour tenter de retrouver les sommets NBA, lui qui n’a pas remporté la moindre série de Playoffs depuis 2022. Le Heat voulait une nouvelle star pour tenter de retrouver les sommets NBA, Miami n’ayant pas remporté la moindre série de Playoffs depuis le run exceptionnel de 2023.

C’est ainsi que le Freak et la franchise de Pat Riley ont fini par s’associer en ce mois de juin 2026. Un mariage avec un objectif commun et affiché, mais qui n’est pas pour autant synonyme de succès immédiat.

Depuis les Finales 2023, le Heat n’a remporté aucune série de Playoffs et était abonné aux saisons mid / play-in.

L’arrivée de Giannis Antetokounmpo DOIT changer ça.

On va voir quels seront les autres mouvements de l’été pour tenter de réintégrer l’élite de l’Est, mais Miami… pic.twitter.com/DTF1P2VDy6

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 23, 2026

Parce que oui, ce transfert arrive aussi avec son lot de questionnements.

Des questionnements par rapport à l’effectif d’abord : le Heat a lâché une grosse partie de son roster et un capital draft élevé pour s’attacher les services du Greek Freak. Au revoir Tyler Herro (All-Star 2025), Jaime Jaquez Jr. (finaliste 6e Homme de l’Année 2026), Kel’el Ware (All-Rookie Second Team 2025) et Kasparas Jakucionis (20e choix Draft 2025). Au revoir aussi au 13e choix de la Draft 2026, ainsi que deux autres picks non protégés de premier tour (2031, 2033, en plus d’un pick swap 2030 et d’un pick de second tour 2033). Mine de rien, ça fait du monde qui s’en va, et une partie de l’avenir a été sacrifié pour être compétitif à court terme.

Des questionnements par rapport à Giannis lui-même : non pas qu’on doute de la capacité du Freak à dominer sous le maillot de Miami, mais on rappelle qu’il a enchaîné les bobos ces dernières années, notamment au mollet et au genou. Seulement 36 matchs joués l’an passé à Milwaukee, forfait pour les Playoffs 2024, blessure au premier tour contre… Miami en 2023. Cela commence à faire beaucoup pour un joueur qui a 31 ans (13 saisons NBA dans les pattes) et dont le style de jeu est basé avant tout sur la puissance physique. Giannis, qui devrait prolonger pour 275 millions sur quatre ans en janvier prochain, doit évidemment rester en bonne santé pour que le Heat puisse retrouver les sommets.

Des questionnements sur le fit avec Bam Adebayo dans la raquette. Défensivement ça va être monstrueux, mais offensivement l’association n’est pas des plus évidentes. Ni l’un ni l’autre ne représente une menace au tir extérieur, même si Bam shoote de plus en plus de loin depuis la saison dernière (5,5 tentatives par match, 32% de réussite). Pat Riley et les dirigeants devront trouver les pièces complémentaires pour maximiser le duo et ainsi la puissance du collectif floridien, tandis qu’Erik Spoelstra devra sortir sa baguette magique pour développer des joueurs qui complèteront un supporting cast limité.

Intersaison : c’est quoi la suite pour Miami ?

Aperçu de l’intersaison du Heat, via @BobbyMarks42 :

– Norman Powell agent libre, à resigner
– Andrew Wiggins a une player option
– 1 pick de draft
– flexibilité limitée pour renforcer le roster

Pat Riley et ses acolytes vont devoir avoir le nez fin pour bien entourer Giannis… pic.twitter.com/eYgytssDwC

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 23, 2026

Alors que Norman Powell est agent libre et qu’Andrew Wiggins possède une player option à 30 millions de dollars, le Heat va devoir bricoler pour conserver les deux joueurs afin de garder un minimum de continuité. Comme l’indique ESPN et le Miami Herald, la franchise floridienne ne peut plus dépasser le seuil du premier apron (fixé à 209 millions) avec le trade de Giannis, ce qui pourrait pousser Miami à prolonger Wiggins sur plusieurs saisons mais à un salaire annuel moindre, créant ainsi la flexibilité suffisante pour garder Powell.

Si ce plan se passe comme prévu (ce qui n’est pas garanti), le Heat pourra aligner un cinq avec Giannis, Bam, Wiggins, Powell et Davion Mitchell. Les principaux joueurs du banc ? Nikola Jovic, Bobby Portis, Pelle Larsson ou encore Dru Smith. Globalement solide sur le papier, mais les options s’annoncent limitées pour renforcer la rotation. Il faudra signer des joueurs au minimum vétéran (Khris Middleton ?), faire un steal avec le 41e choix de la Draft, et être malin dans l’utilisation des exceptions (bi-annual à 5,5 millions de dollars, et une trade exception à 5,6 millions). D’autres trades ne sont jamais à exclure avec Pat Riley mais Miami n’a plus beaucoup d’assets désormais.

À l’heure de ces lignes, le Heat possède aussi la full mid-level exception, qui peut permettre à Miami de signer un joueur solide pour maximum 15 millions de dollars l’année. Mais celle-ci ne sera plus disponible avec les prolongations de Powell/Wiggins.

PG: Davion Mitchell
SG: Norman Powell
SF: Andrew Wiggins
PF: Giannis Antetokounmpo
C: Bam Adebayo

This team lacks:

– Shooting
– Elite Individual creation
– Back-court playmaking
– Limited ball handling
– Depth

I also think there is a questionable offensive fit between both…

— Damien Peters (@DamienPetersNBA) June 23, 2026

Quelle place pour Miami dans la hiérarchie de l’Est ?

Vous l’avez compris, le Heat a fait un gros coup avec Giannis et peut retrouver des ambitions, mais il y a encore des étapes à franchir pour vraiment redevenir un candidat au titre.

À l’Est, les Knicks viennent tout juste de remporter la bagouze et seront favoris la saison prochaine. Les Pistons restent sur une campagne à 60 victoires et voudront continuer leur ascension. On peut compter sur Boston pour rester dans le mix (malgré l’avenir incertain de Jaylen Brown…), tandis que Cleveland a le talent mais aura surtout plus de continuité pour viser haut.

À tout ça, il faut évidemment rajouter les Pacers, finalistes NBA 2025, avec le retour de blessure de Tyrese Haliburton et la présence d’Ivica Zubac à l’intérieur. Mention aussi pour les Raptors, Hawks, Sixers et Magic, accrocheurs en Playoffs cette saison, sans oublier les Hornets qui sont clairement montés en puissance.

Knicks.
Pistons.
Celtics.
Cavs.
Pacers (retour d’Haliburton).
Raptors.
Hawks.
Sixers.
Magic.
Hornets.

Avec l’arrivée de Giannis à Miami, où placez-vous le Heat dans la hiérarchie de l’Est ? 🤔🤔 pic.twitter.com/3KcxFZN04t

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 23, 2026

Le Heat version Giannis peut-il se faire une place au milieu de ces équipes pour – déjà – réintégrer le Top 6 de la Conférence, synonyme de qualification directe en Playoffs ? C’est pas gagné.

Ce qui est certain par contre, c’est qu’avec le Freak, Bam, et Erik Spoelstra aux commandes, Miami redevient l’adversaire que personne ne voudra rencontrer au printemps. Et ça, c’est déjà un bon step dans la bonne direction au vu des saisons fades des dernières années à South Beach.


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