LeBron James, quel bilan chez les Lakers ?
Le 30 juin 2026 à 19:28 par Nicolas Vrignaud

LeBron James ne sera pas un joueur des Lakers l’an prochain. C’est donc la fin d’une épopée de huit saisons, ponctuées par un titre NBA en 2020, dans un contexte plus que particulier. À Los Angeles, le King a marqué les esprits en empilant les exploits statistiques et humains hors normes.
Qu’il est difficile à gratter dans l’instant, cet article. Faire une synthèse du passage de LeBron James à Los Angeles est une sacrée tâche. En huit saisons, le King aura réussi à laisser une empreinte indélébile chez les Lakers, et part en paix avec lui même pour effectuer sa 24e saison en NBA ailleurs que dans la Cité des Anges.
À la question, quel bilan chez les Lakers, peut-être faut-il plutôt se demander : qu’était venu accomplir LeBron James chez les Lakers ? Plusieurs réponses apparaissent aussitôt sous forme de flashs, et le premier est bien évidemment le titre NBA 2020. Un titre unique, particulier. Parfois décrié même.
Pourtant, il est sans doute le dernier grand sommet sportif collectif de l’immense carrière du King. Porter Los Angeles au titre NBA, permettre à la franchise d’égaler les Celtics au nombres de trophées remportés dans l’histoire de la ligue (qui repasseront devant en 2024). Los Angeles voulait s’entremêler dans l’histoire de la légende. La légende leur a offert une remarquable part de récit commun.
Un titre conquis au bout de deux saisons sans Playoffs, et après l’arrivée de son grand compère durant la majorité des saisons passées en Californie : Anthony Davis. Morceau indéplaçable du passage de James chez les Lakers. Le duo de choc, qui n’en a été un que momentanément, la fin étant vraiment moins séduisante que le début, la faute aux blessures, à l’effectif moyen.
Car passé la fin de la décennie 2010, la « jeunesse » est venue prendre le pouvoir. LeBron a pris le premier titre d’une nouvelle dizaine, qui ne lui appartiendra pas. Giannis Antetokounmpo, Nikola Jokic, Jayson Tatum, Shai Gilgeous-Alexander. Autant de stars qui ont progressivement assuré le relais sur le plan de la domination basket, jamais sur la grande scène médiatique.
LeBron James est un monde à lui seul. Les Lakers, à l’échelle de la NBA, le sont aussi. Une si grande star dans un cadre si sujet à intrigues, paillettes, scandales. L’individu LeBron sera le coeur de la deuxième partie de son passage chez les Lakers. Une personnalité parfois pointée du doigt pour un prétendu pouvoir de décision majeur sur le projet sportif de l’équipe. Mais aussi un sportif qui n’a eu cesse d’épater, de repousser les limites de son sport et plus encore. C’est ce que l’on retiendra sans doute pour la postérité. Pas forcément le 4-0 en Finales de Conférences 2023, la non-apparition en Playoffs la saison précédente, les multiples éliminations au premier tour.
C’est sous le maillot des Lakers que le King a dépassé Kareem Abdul-Jabbar et est devenu le meilleur scoreur de tous les temps. C’est sous le maillot des Lakers qu’il a franchi la barre inimaginable des 40 000 points en carrière. C’est sous le maillot des Lakers qu’il est devenu le joueur avec la plus grande longévité de l’histoire en NBA.
C’est sous le maillot des Lakers que LeBron James est devenu le meilleur marqueur de l’histoire de la NBA en dépassant Kareem Abdul-Jabbar !
Quel moment… 🤩pic.twitter.com/SN6sWqXWIb
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C’est surtout sous le maillot des Lakers qu’il est devenu le premier joueur NBA à fouler le parquet de la ligue avec son propre fils à ses côtés, portant la même tunique. Peut-être le plus grand accomplissement de sa vie d’athlète, de sa vie tout court.
C’est sous le maillot des Lakers que LeBron James est devenu le premier joueur de NBA à jouer avec son fils ! 🥹
L’un des plus grands accomplissements de sa carrière. pic.twitter.com/qlb5KdP5lw
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La fin du récit s’écrit avec l’arrivée tonitruante de Luka Doncic dans l’équipe. Le passage de flambeau est là, et comme le King l’a indiqué à la franchise, pourtant désireuse de le conserver une saison de plus, la suite est assurée. Le Slovène de 27 ans arrive au sommet de son basket, James peut s’en aller et lui laisser le volant.
Ce qu’il faut retenir donc ? James s’en va de Los Angeles en ayant porté la ville au bonheur ultime pour une 17e fois dans son histoire. Faut-il s’en contenter ? Non, il convient bien évidemment d’être exigeant. On notera ainsi beaucoup de saisons en demi-teinte, des blessures, parfois des histoires entre le sportif et la direction. On retiendra surtout huit ans de greatness, qui ont écrit une part de l’histoire d’un joueur unique.
