Kawhi Leonard, quel bilan chez les Clippers… et quelle suite pour la franchise ?

Le 01 juil. 2026 à 14:48 par Nicolas Vrignaud

Kawhi Leonard
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Kawhi Leonard n’est plus un joueur des Clippers. Derrière lui, la star laisse des souvenirs de grandes prestations individuelles, mais aussi les cendres fumantes d’un projet sportif qu’il n’a jamais pu mener jusqu’au titre. Le positif doit malgré tout primer, car en partant, Leonard donne aussi aux Clippers les moyens de se reconstruire. 

Les Clippers de l’ère Kawhi. Une équipe qui était capable sur le papier pour toucher les étoiles. Une équipe qui, dans les faits, en est resté relativement loin. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir mis sur pieds une formation de glorieux noms : Kawhi Leonard, Paul George d’abord, puis James Harden pour épauler le double MVP des Finales. L’excentrique Steve Ballmer voulait une équipe de stars, un mastodonte prêt à régner sur la NBA. Il a eu l’effectif, jamais les résultats.

La faute à beaucoup de blessures, d’abord. Kawhi Leonard, le joueur au centre du projet, n’a jamais joué un match au-delà des demi-finales de Conférence pour les Clippers. Souvent impérial lors de la saison régulière, The Klaw s’est aussi souvent retrouvé sur la touche en Playoffs, empêché par les pépins physiques. Mais reprenons depuis le début.

Lorsque Kawhi Leonard débarque dans la Cité des Anges, à l’été 2019, il est probablement le meilleur joueur du monde. Et pour attirer un tel poisson, Steve Ballmer ne lui refuse rien. La signature de Leonard est conditionnée à l’arrivée de Paul George en provenance du Thunder. Ok, on y va. Shai Gilgeous-Alexander sera envoyé à Oklahoma City dans le processus, mais à l’époque, on bouge tout au mieux les lèvres pour se dire « d’accord ».

Après une superbe première face aux Lakers de LeBron James, où il a collé 30 points et laissé entrevoir toute l’immensité de son talent, Leonard écrit les premières pages de son historique médical en Californie. Blessure au genou, injury management, funeste prémonition du récit de ses sept années passées à Los Angeles.

Car la seule opportunité réelle des Clippers de croire aux sommets a été en 2021, avec une finale de Conférence face aux Suns. Finale à laquelle Kawhi n’a pas participé, blessé lourdement aux ligaments croisés. Et l’histoire collective des Clippers est déjà à son point culminant. Après ? Blessures encore et encore, transfert de Paul George, tentative de nouvelle dynamique avec James Harden, échec et fin.

Même la saison 2023-24, où il a joué 68 matchs de régulière (son plus haut total à Los Angeles), s’est soldée par une absence en raison d’une inflammation du genou et une absence sur la majeure partie du premier tour (perdu) face aux Mavericks, futurs finalistes NBA. Le sort s’abat.

Et pour commencer ce qui sera la dernière vraie chance, la saison 2025-26 est celle de l’affaire Aspiration. Des paiements étranges versés à Kawhi Leonard dans le cadre d’un contrat de sponsoring opaque avec une société dans laquelle est impliqué Steve Ballmer, propriétaire de la franchise. La ligue ouvre une enquête (toujours en cours) pour contournement du salary cap, car la suspicion est que les Clippers se soient servis de ce prétendu sponsoring pour verser un complément de revenu à Kawhi, non encadré par les règles NBA.

Quelle suite pour les Clippers ?

Avec son départ, Kawhi laisse ainsi derrière lui un feuilleton qui ne sera vraiment refermé qu’à la fin de l’enquête. Pour autant, les Clippers ont du pain sur la planche dans l’aspect sportif. Et de ce côté, The Klaw ne part pas sans laisser un beau cadeau d’adieu à son ancienne équipe.

Brandon Ingram, Gradey Dick, deux premiers tours de Draft en 2031 et 2033, un droit d’échange avec les Raptors sur le premier tour en 2027, deux seconds tours de Draft en 2030 et 2033. Voilà l’ensemble des contreparties laissées aux Clippers dans l’échange de Leonard. Avec ceci, Los Angeles peut voir loin, et les possibilités sont multiples.

Reconstruire rapidement un groupe compétitif, capitaliser sur la Draft au maximum et transférer rapidement Ingram pour récupérer d’autres choix. Tout est envisageable pour des Clippers qui doivent avant tout prendre le temps de savoir ce qu’ils veulent. La salle est flambant neuve, difficile de ne pas céder à la tentation d’y faire jouer une équipe qui envoie du bois. Faut-il prendre le temps de créer une vraie culture d’équipe, de franchise ? C’est ce que la raison indique probablement. Surtout pour créer un environnement sain, des fondations solides.

Keaton Wagler incarne le futur, il aura Bennedict Mathurin à ses côtés. Des profils jeunes. Kobe Sanders a été prolongé, Gradey Dick n’en est qu’à sa troisième saison en NBA. Yanic Konan-Niederhauser reste un profil à développer. En gros, il y a du matériel. À Steve Ballmer de se montrer patient avec.

Sources : CBS, NBA, ESPN.


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