Coupe du Monde U17 : du bon, du moins bon… le bilan de la première de Tony Parker sur un banc

Le 06 juil. 2026 à 12:20 par Nicolas Vrignaud

Tony Parker Aaron Towo-Nansi Équipe de France U17
Source : FIBA

Avec une défaite aussi cruelle que frustrante face à la Turquie en quarts de finale, l’équipe de France U17 de Tony Parker termine la Coupe du Monde à la 5e position (après les matchs de classement). Un résultat collectif qui aurait pu être meilleur, mais qui reste nuancé par de belles prestations individuelles. 

La défaite face à la Turquie, dans une salle d’Istanbul complètement acquise à sa cause, a été un coup de massue derrière la tête des jeunes tricolores. Surtout par son scénario, une remontée finale exceptionnelle des locaux grâce à l’intenable duo Omer Kutluay (30 points sur le match) et Darius Karutasu (24 points). En tête de 6 points à deux minutes de la fin, les Bleus ont craqué et encaissé un terrible 13-0 qui a donné la victoire aux Turcs. Une déception énorme tant le dernier carré était là, ouvert.

Les deux matchs de classement seront néanmoins bien maîtrisés par la jeune garde tricolore, face à la Lituanie (73-59) puis le Canada (97-76). Pour une première sur un banc, Tony Parker n’a sans doute pas eu l’effet collectif escompté (malgré la présence de très gros potentiels), mais certaines prestations individuelles plus que remarquables sont néanmoins à mettre sur son bilan en fin de compétition. À noter aussi la belle cohésion apparente du groupe, un point très positif.

Notamment Nathan Soliman, qui a signé la troisième meilleure évaluation de l’histoire du tournoi (51) en collant 37 points, 12 rebonds, 3 passes, 4 steals et 1 contre à 15/19 au tir face aux Canadiens dans le match pour la 5e place. Une prestation fleuve qui rappelle bien que l’ex-joueur de Nantes est l’un des meilleurs jeunes de sa génération. Il a d’ailleurs eu droit à une sélection dans le 2e cinq de la compétition. Une compétition où d’autres jeunes se sont aussi montrés, comme Aaron Towo-Nansi (mieux sur la fin, après une entame particulièrement compliquée face aux États-Unis, où la différence physique a été terrible).

Une Team USA, qui malgré la percée forte du basketball tricolore chez les séniors et la réduction de l’écart entre la Bannière Étoilée et le reste du monde, reste juste intouchable chez les jeunes. Le premier match entre France et États-Unis n’ayant été qu’une formalité pour la sélection américaine. La route reste très longue face à un vivier juste inépuisable.

Messi Yangala et Amadou Fall ont aussi montré quelques belles choses sur la fin de tournoi, mais on regrettera un peu le manque de continuité dans la performance entre le cinq titulaire et le banc, qui a pu être dommageable à la France dans les matchs importants. Nul objectif de tirer à boulets rouges sur des jeunes en formation, qui ont d’abord eu la chance de se frotter au meilleur basketball mondial de leur génération. À ce titre, des joueurs comme Joaquim Boumtje Boumtje (USA, MVP du tournoi) et Nikola Kusturica ont ébloui la planète basket de leur immense talent.

Nikola Kusturica.

Né en avril 2009, Serbe.

L’enfer sur terre. pic.twitter.com/vXVV4Xsx6M

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) July 5, 2026

Attendu sur le banc de l’ASVEL dès la reprise, Tony Parker a pu profiter d’une première expérience internationale en compagnie de jeunes profils ayant encore beaucoup à apprendre. La tâche sera autrement plus difficile du côté de Lyon, où l’accumulation de très grands talents sera assurément complexe à gérer au quotidien.


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