Ils ont déçu en Summer League… avant de devenir des stars NBA !
Le 07 juil. 2026 à 17:06 par Jules Bousquet

Stephen Curry, LeBron James, Derrick Rose ou encore Victor Wembanyama ont tous connu des débuts compliqués en Summer League. Entre maladresse, manque de rythme et premières difficultés d’adaptation, ces performances ont parfois semé le doute. Pourtant, leur carrière prouve une chose : quelques matchs en juillet ne suffisent jamais à définir le destin d’un joueur NBA.
Chaque été, la NBA Summer League enflamme les réseaux sociaux. Après quelques matchs, certains rookies sont déjà qualifiés de futurs All-Stars, tandis que d’autres sont considérés comme des « busts ». Pourtant, l’histoire montre qu’il faut se méfier des conclusions hâtives.
De nombreuses stars de la NBA ont connu des débuts très compliqués à Las Vegas avant de s’imposer parmi les meilleurs joueurs de la ligue.
Stephen Curry : le meilleur shooteur de l’histoire ne rentrait rien
Les chiffres (Summer League 2009)
- 17,4 points
- 4,2 passes
- 3,6 ballons perdus
- 32,5 % au tir
- 34,5 % à trois points
Aujourd’hui, Stephen Curry est unanimement considéré comme le plus grand shooteur de tous les temps. Pourtant, lors de la Summer League 2009, le futur meneur des Warriors n’avait rien d’un sniper. Son adresse est loin des standards qui feront sa légende et certains observateurs s’interrogent encore sur le choix de Golden State.
Sur 5 matchs de Summer League, il termine avec 26/80 au tir, 10/29 à trois points et un ratio passes/pertes de balle de 1,17, illustrant des difficultés dans l’efficacité offensive et la création.
Quelques mois plus tard, Curry termine deuxième du vote de Rookie de l’année. 17 ans après, il possède quatre titres NBA, deux trophées de MVP et a révolutionné le basket moderne.
Stephen Curry during Las Vegas Summer League in 2009 🔥 pic.twitter.com/usuCUwsY6a
— Fastbreak Hoops (@FastbreakHoops5) September 14, 2025
LeBron James : même « The Chosen One » a été critiqué
Les chiffres (Summer League 2003)
- 15,8 points
- 7,3 rebonds
- 4,3 passes
- 36,9 % au tir
Présenté comme un phénomène générationnel avant même son arrivée en NBA, LeBron James ne convainc pas totalement durant la Summer League 2003. Son dernier match est particulièrement compliqué : seulement 9 points à 2/14 au tir. Pour certains observateurs, son tir extérieur reste alors une véritable interrogation.
Quelques mois plus tard, il remporte le trophée de Rookie de l’année. La suite appartient à l’histoire… a-t-on besoin d’argumenter ?
LeBron James at NBA Summer League (2003) pic.twitter.com/so1krVLMdx
— ThrowbackHoops (@ThrowbackHoops) June 30, 2024
Derrick Rose : un départ inquiétant avant un MVP historique
Les chiffres (Summer League 2008)
- 9,5 points
- 5,5 passes
- 4 ballons perdus
- 29,4 % au tir
- 64,3 % aux lancers francs
Premier choix de la Draft 2008, Derrick Rose est attendu comme le futur visage des Bulls. Sa Summer League est pourtant très loin des attentes.
En seulement deux rencontres, le meneur affiche une adresse catastrophique avant qu’une blessure au genou (déjà…) ne mette fin à son tournoi. Trois ans plus tard, il devient le plus jeune MVP de l’histoire de la NBA à seulement 22 ans.
Derrick Rose Orlando Summer League Highlights http://t.co/Ot63Wrm2RO pic.twitter.com/oEB3wrlsvS
— NBA History (@NBAHistory) July 15, 2015
Karl-Anthony Towns : un numéro un discret
Les chiffres (Summer League 2015)
- 12,8 points
- 7,2 rebonds
- 1,8 contre
- 3,4 ballons perdus
- 39,6 % au tir
- 0 panier à trois points
Choisi en première position de la Draft 2015, Karl-Anthony Towns peine à imposer sa domination durant la Summer League. Son profil de pivot moderne capable de shooter à trois points est alors difficile à observer, puisqu’il ne rentre aucun tir longue distance durant la compétition.
Quelques mois plus tard, il est élu Rookie de l’année après une saison à plus de 18 points et 10 rebonds de moyenne. 11 ans plus tard il devient champion NBA !
Karl-Anthony Towns shines in Summer League debut as Timberwolves beat Lakers http://t.co/xtT3mHmy3m pic.twitter.com/xPhbGwcfp5
— NBC Sports (@NBCSports) July 11, 2015
Jalen Brunson : 22 % au tir… puis King de New York
Les chiffres (Summer League 2018)
- 6,8 points
- 4,4 passes
- 22 % au tir
Peut-être l’une des pires performances en Summer League pour un MVP des Finales. Aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs meneurs de la NBA, Jalen Brunson avait pourtant connu une Summer League cauchemardesque.
Son adresse inquiète alors, mais le joueur formé à Villanova va progressivement s’imposer grâce à son intelligence de jeu et son travail. Huit ans plus tard, il est devenu le leader de toute une ville et un candidat crédible aux trophées MVP.
👉🏼 Para no perder perspectiva con la NBA Summer League.
Jalen Brunson (2018): 6.8 PTS | 4.4 AST | 22.7% TC (!!)
Nikola Jokic (2017) : 8 PTS | 6 REB | 1.5 AST (!)
Karl-Anthony Towns (2015) : 12.8 PTS | 7 REB | Ningún triple (!)
Paul George (2010): 15 PTS | 8 REB | 3/26 T3 (!!) pic.twitter.com/ilRWct90Qm
— Sergio Llebrés (@llebres11) July 12, 2024
Trae Young : les critiques avant l’explosion
Les chiffres (Summer League 2018)
- 12,8 points
- 4,2 passes
- 38,3 % au tir
- 27 % à trois points
- Un match terminé à 0 point
Échangé contre Luka Dončić le soir de la Draft 2018, Trae Young arrive sous une énorme pression. Sa Summer League ne fait qu’alimenter les critiques : son tir extérieur ne rentre pas et son adaptation au niveau NBA semble compliquée.
La suite est bien différente : plusieurs sélections au All-Star Game, une finale de conférence avec Atlanta et une réputation de l’un des meilleurs créateurs offensifs de la ligue.
Trae Young once had a miserable Summer League and is on his way to an amazing NBA career, but he’s not the only one.
Here are some stars who wouldn’t let their Summer League struggles define them: pic.twitter.com/kYkH764l1r
— Kicks (@kicks) July 8, 2022
Nicolas Batum : un Français méconnaissable
Les chiffres (Summer League 2008)
- 6,8 points
- 34,3 % au tir
- 11,1 % à trois points
- 56,2 % aux lancers francs
Avant de devenir l’un des meilleurs joueurs français de sa génération, Nicolas Batum connaît lui aussi une entrée difficile. À seulement 19 ans, il découvre le basket américain et peine à trouver son rythme offensivement.
Quelques mois plus tard, il trouve rapidement sa place à Portland avant de devenir l’un des meilleurs joueurs « 3-and-D » de la NBA pendant plus d’une décennie.
NICOLAS BATUM NICOLAS BATUM NICOLAS BATUM NICOLAS BATUM NICOLAS BATUM!!!!!!!!!!!!!! pic.twitter.com/wfbQqcPXJM
— Nico TrashTalk 🏀 (@nicolasmeichel) August 5, 2021
Victor Wembanyama : un premier match raté… avant une saison historique
Les chiffres (1er match de Summer League 2023)
- 9 points
- 8 rebonds
- 5 contres
- 2/13 au tir
- 1/6 à trois points
Contrairement aux autres joueurs de cette liste, ces statistiques concernent uniquement le premier match de Victor Wembanyama en Summer League, et non l’ensemble de sa compétition. Attendu comme le plus grand espoir depuis LeBron James, le Français connaît des débuts difficiles face aux Hornets. Son manque de rythme et sa maladresse offensive alimentent immédiatement les critiques.
Mais Wemby répond rapidement. Après cette première rencontre compliquée, il monte en puissance et réalise une saison exceptionnelle, conclue par le trophée de Rookie de l’année unanime.
How would you rate Wemby’s summer league performance? 👀 pic.twitter.com/EbAc1yGBH7
— SportsCenter (@SportsCenter) July 10, 2023
Une leçon à retenir
Chaque édition de la Summer League voit naître des emballements… et des inquiétudes. Pourtant, les parcours de Stephen Curry, LeBron James, Derrick Rose, Karl-Anthony Towns, Jalen Brunson, Trae Young, Nicolas Batum et Victor Wembanyama rappellent une évidence : quelques matchs disputés en juillet ne définissent pas une carrière.
Bien sûr, il y en a eu d’autres : DeAndre Jordan, Lonzo Ball, D’Angelo Russell, Aaron Gordon, Serge Ibaka… et il y en aura encore, alors attendons avant de juger mais n’oublions pas de profiter !
Horaires, joueurs, lieux, enjeu… Tout ce qu’il faut savoir sur la Summer League NBA, qui commence ce soir.
C’est par ici ! 🔥
➡️ https://t.co/saMbJ1Me1k pic.twitter.com/uJZqMBt84d
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) July 3, 2026
La Summer League reste avant tout un laboratoire où les jeunes joueurs découvrent un nouveau niveau, expérimentent et s’adaptent. Certains brillent immédiatement, d’autres mettent plusieurs mois (voire plusieurs années) avant de révéler leur véritable potentiel.
