Alley-oop

Un alley-oop est une action lors de laquelle un joueur envoie une passe en hauteur près du panier à un coéquipier, qui attrape le ballon dans les airs et marque avant de retomber au sol. Dans l’immense majorité des highlights NBA, la réception se termine évidemment par un dunk, mais un alley-oop peut aussi être conclu par un lay-up.
Pour que l’action fonctionne, tout est une question de timing. Le passeur doit envoyer le ballon suffisamment haut pour échapper aux défenseurs mais suffisamment près du cercle pour que son coéquipier puisse le récupérer. Le réceptionneur doit de son côté déclencher son appel au bon moment, prendre de l’altitude et terminer l’action avant de retrouver le parquet. Une passe trop basse finit dans les mains de la défense, une passe trop haute peut terminer dans les tribunes, et une passe parfaite donne généralement envie au commentateur de réveiller tout l’immeuble.
Dans quelles situations utilise-t-on un alley-oop ?
L’alley-oop est particulièrement efficace lorsque la défense laisse de l’espace derrière elle. On le retrouve donc beaucoup en transition, lorsqu’un joueur court vers le cercle pendant que le porteur de balle attire les défenseurs, mais également sur attaque placée. Un pick-and-roll peut par exemple libérer un intérieur qui plonge vers le panier et offrir au meneur une fenêtre pour lui envoyer le ballon au-dessus de la défense.
L’action est spectaculaire, mais elle n’est donc pas uniquement décorative : bien exécuté, l’alley-oop permet aussi de profiter de la détente d’un joueur et d’une défense trop avancée pour créer une finition très près du cercle. Si le panier est inscrit directement après la passe, le passeur est crédité d’une passe décisive comme sur n’importe quel autre panier créé pour un coéquipier.
Certaines associations ont particulièrement marqué l’histoire de la NBA avec ce geste. Gary Payton et Shawn Kemp ont multiplié les connexions aériennes à Seattle dans les années 1990. Plus tard, Dwyane Wade et LeBron James en ont fait l’une des signatures du Heat, tandis que Chris Paul, Blake Griffin et DeAndre Jordan ont poussé le concept tellement loin aux Clippers que leur équipe a fini par hériter du surnom « Lob City ».
Et puisqu’un alley-oop reste beaucoup plus simple à comprendre lorsqu’on le voit qu’avec quinze lignes de mode d’emploi, place aux images.
Source image : AP / Mory Gash
