Back-to-back

Un back-to-back désigne le fait pour une équipe NBA de jouer deux matchs deux jours consécutifs, sans journée de repos entre les deux. Exemple tout simple : match le lundi soir, puis nouveau match le mardi. Le second rendez-vous peut se dérouler dans la même salle, mais il peut aussi falloir sauter dans un avion après le premier match pour aller jouer ailleurs le lendemain. Parce que 48 minutes de basket, c’était manifestement trop reposant.

Les back-to-backs font partie des principales difficultés du calendrier NBA. Le temps de récupération est réduit, les déplacements peuvent s’ajouter à la fatigue et les staffs doivent parfois adapter les minutes ou les rotations. La NBA cherche d’ailleurs depuis plusieurs années à limiter ces enchaînements : pour la saison 2026-27, chaque équipe en disputera en moyenne 14,2 et aucune n’en aura plus de 16.

Quand la NBA jouait trois soirs de suite

Le cousin beaucoup plus sadique du back-to-back est le back-to-back-to-back : trois matchs en trois jours. Le phénomène est aujourd’hui quasiment rangé au musée, mais il a fait un retour remarqué lors de la saison 2011-12.

Après le lock-out de 2011, la saison régulière n’a commencé que le 25 décembre et a été compressée à 66 matchs jusqu’au 26 avril 2012. Pour faire rentrer tout ce petit monde dans le calendrier, chaque franchise a dû jouer au moins un back-to-back-to-back, certaines en ayant même trois. Les Lakers, par exemple, ont commencé leur saison avec trois matchs les 25, 26 et 27 décembre. Joyeux Noël, maintenant va mettre de la glace sur tes genoux.

Un back-to-back peut aussi désigner deux titres consécutifs

L’expression possède un deuxième sens très courant dans le sport américain. Lorsqu’une équipe remporte le championnat deux saisons de suite, on dit qu’elle réalise un back-to-back ou qu’elle devient back-to-back champion. Les Pistons en 1989 et 1990, les Lakers en 2009 et 2010 ou le Heat en 2012 et 2013 ont par exemple réussi cet exploit.

Et si deux titres consécutifs ne suffisent toujours pas, il reste le Three-Peat : trois bagues de suite. À ce stade-là, on ne parle plus vraiment d’un bon passage mais d’une équipe qui commence sérieusement à squatter le trône.

Source image : northcountrypublicradio.org