Backcourt

Le backcourt, ou « ligne arrière », désigne généralement le duo formé par les deux guards d’une équipe : le meneur au poste 1 et l’arrière au poste 2. Par opposition, les ailiers et le pivot composent le frontcourt.

Traditionnellement, le backcourt concentre une grande partie de la création extérieure. Le meneur organise le jeu et distribue le ballon, tandis que l’arrière apporte davantage de scoring et de tir. Mais la NBA moderne aime beaucoup moins les petites cases bien propres : deux guards peuvent parfaitement se partager la création, jouer avec ou sans ballon et échanger leurs responsabilités selon les possessions.

La qualité d’un backcourt ne dépend donc pas seulement du talent individuel de ses deux membres, mais aussi de leur complémentarité. Création, shoot, défense sur les extérieurs, capacité à mettre la pression sur le cercle : quand les deux joueurs se complètent parfaitement, la ligne arrière peut devenir le moteur entier d’une équipe.

Quelques backcourts qui ont marqué la NBA

Stephen Curry et Klay Thompson en sont l’un des exemples les plus évidents. Les Splash Brothers ont partagé le backcourt des Warriors pendant treize saisons et remporté quatre titres ensemble, en poussant notamment le tir à 3-points vers des niveaux que les défenses adverses auraient probablement préféré ne jamais découvrir. Leur association a pris fin en 2024 avec le départ de Thompson à Dallas, mais elle reste l’une des références du genre.

Avant eux, Isiah Thomas et Joe Dumars avaient formé une ligne arrière tout aussi emblématique à Detroit. Création et agressivité avec Isiah, scoring et défense avec Dumars : le duo a occupé une place centrale dans les Pistons champions en 1989 et 1990. D’autres associations comme Jason Kidd et Vince Carter aux Nets ou Tim Hardaway et Mitch Richmond aux Warriors ont également donné quelques nuits compliquées aux backcourts d’en face.

Backcourt désigne aussi une partie du terrain

Attention, car le mot possède un deuxième sens. Dans le règlement, le backcourt désigne également la partie arrière du terrain d’une équipe, par opposition au frontcourt. C’est ce sens qu’on retrouve lorsqu’on parle de backcourt violation, autrement dit un retour en zone : une fois que l’équipe a établi le ballon dans sa zone avant, elle ne peut pas le ramener librement dans son backcourt.

Le contexte permet généralement de comprendre immédiatement de quel backcourt on parle. « Le backcourt des Warriors » ? Les guards. « Le ballon est encore dans le backcourt » ? La zone du terrain. Et non, contrairement à l’ancienne définition du Lexique, les deux joueurs concernés ne sont pas obligatoirement des « lutins » : Magic Johnson et ses 2,06 mètres avaient déjà sérieusement attaqué cette théorie il y a quelques décennies.

Source image : sportsjourney.com