Banana cut (ou curl)

Source : fanpop.com
Un banana cut est une coupe effectuée selon une trajectoire large et incurvée plutôt qu’en ligne droite. Son nom vient tout simplement de la forme dessinée par la course du joueur, qui ressemble plus ou moins à une banane. Toute comparaison avec un cocktail exotique ou le goûter de Boris Diaw est évidemment fortuite.
L’objectif reste celui de n’importe quelle bonne coupe sans ballon : se démarquer et créer une ligne de passe. Mais au lieu de foncer directement d’un point A vers un point B, le joueur arrondit sa course. Cela peut lui permettre de contourner un défenseur, de naviguer autour des écrans, de changer de zone sur le terrain ou de mieux se présenter face au ballon lorsqu’il termine son déplacement.
Dans quelles situations utilise-t-on un banana cut ?
La trajectoire peut prendre plusieurs formes selon le système offensif. Un joueur peut effectuer une grande courbe d’une aile vers l’autre, remonter d’un corner vers le haut du terrain ou incurver sa course en direction de la raquette. Le banana cut peut également être utile contre une défense de zone, puisqu’une trajectoire plus large permet au cutter de se déplacer entre les espaces laissés par les défenseurs plutôt que de foncer directement vers eux.
Il ne faut en revanche pas confondre systématiquement banana cut et curl cut. Le banana cut décrit avant tout la forme incurvée de la course. Le curl cut est plus précis : le joueur utilise généralement un écran puis « enroule » sa trajectoire autour de celui-ci pour repartir vers le panier. Les deux mouvements peuvent donc se ressembler visuellement, voire se combiner sur certaines actions, mais ils ne décrivent pas exactement la même chose.
Ray Allen reste une excellente référence lorsqu’on parle de ce type de déplacements sans ballon. Pendant des années, les défenseurs ont dû le poursuivre d’un côté à l’autre du terrain et autour de multiples écrans pour essayer de l’empêcher de recevoir en position de shoot. Erik Spoelstra décrivait notamment ses déplacements comme incessants, obligeant son défenseur à courir partout jusqu’à ce qu’Allen parvienne à se libérer. Le genre de soirée où le défenseur fait ses 10 000 pas avant même la mi-temps.
Quelques exemples en images pour mieux visualiser ces courses incurvées :
Source image : fanpop.com
