MVP, Rookie de l’Année, DPOY… : le Top 3 de TrashTalk, trophée par trophée

Le 15 avr. 2026 à 17:52 par TrashTalk

Victor Wembanyama Shai Gilgeous-Alexander Thunder Spurs 10 mai 2024
Source image : YouTube

La saison régulière officiellement terminée et les Playoffs n’ayant pas encore commencé, c’est le moment idéal de balancer notre classement pour les différents trophées individuels de fin de saison. MVP, Rookie de l’Année, DPOY… voici le Top 3 pour chaque NBA Award, avec en prime les arguments pour le grand vainqueur.

MVP

  1. Shai Gilgeous-Alexander (Thunder)
  2. Victor Wembanyama (Spurs)
  3. Nikola Jokic (Nuggets)

Rappel : Luka Doncic est théoriquement inéligible (64 matchs joués au lieu de 65).

Peu importe l’ordre de votre Top 3 MVP, il n’y a pas de mauvaise réponse tellement SGA, Wemby et Jokic ont réalisé une campagne de folie, chacun dans son style. Mais il a fallu trancher et c’est en faveur du tenant du titre qu’on a décidé d’opter.

Les principaux arguments de Shai Gilgeous-Alexander ? Ils sont nombreux.

Déjà, l’arrière du Thunder a battu le record de Wilt Chamberlain pour le plus grand nombre de matchs consécutifs à 20 points (140), série toujours en cours. Il vient aussi d’enchaîner une quatrième saison à plus de 30 pions de moyenne avec une efficacité au tir historique (55% !). Outre ces stats exceptionnelles, Shai correspond bien à la définition du mot « valuable » quand on sait que l’attaque du Thunder marque 11 points de plus sur 100 possessions quand il est sur le terrain versus quand il est sur le banc (ON/OFF global de +11,7 points sur 100 possessions).

Attaquant injouable et défenseur solide, Shai Gilgeous-Alexander a guidé le Thunder vers une nouvelle saison avec le meilleur bilan NBA (64 victoires – 18 défaites), ce qui pèse lourd dans la discussion. Cela pèse d’autant plus qu’Oklahoma City a dû faire malgré les blessures et les absences : 33 matchs seulement pour Jalen Williams cette saison, 47 pour Isaiah Hartenstein, 57 pour Ajay Mitchell, 56 pour Alex Caruso.

Vous ajoutez à tout ça des performances « statement » dans des matchs très attendus (35 points, 9 rebonds, 15 passes face à Nikola Jokic et les Nuggets en mars dernier), ainsi qu’une première place au classement des meilleurs marqueurs dans le clutch, et vous obtenez un dossier où toutes les cases sont cochées !

À lire : pourquoi Shai Gilgeous-Alexander doit être MVP

Je pose ça là.

Ce soir, Shai Gilgeous Alexander va finir sa QUATRIÈME SAISON DE SUITE à minimum 30 points de moyenne.

Y’a que Jordan, Oscar Robertson et Wilt Chamberlain qui l’ont fait avant lui.

Et il va faire ça à – minimum – 50% au tir, 35% à trois points et 87% aux… pic.twitter.com/5MYMNWjQfB

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) April 12, 2026

DPOY

  1. Victor Wembanyama
  2. Un humain
  3. Un autre humain

Y’a-t-il vraiment besoin d’apporter une justification ?

À lire : et si Victor Wembanyama était le premier DPOY unanime de l’histoire…?

ROY (Rookie de l’Année)

  1. Kon Knueppel
  2. Cooper Flagg
  3. VJ Edgecombe

Top 3, mais en vrai VJ Edgecombe tient plus la chandelle qu’autre chose. La vraie course se joue entre les deux anciens coéquipiers de Duke et si en réalité on aimerait surtout les voir être nommés co-vainqueurs, le jeu veut qu’un choix soit fait, alors il y aura forcément des mécontents mais Kon Knueppel est notre Rookie de l’Année !

Le mot clé derrière cette décision : efficacité. En plus d’être le joueur ayant inscrit le plus de tirs à 3 points cette saison de toute la Ligue (une première pour un rookie), le Frelon a réalisé cet exploit en tirant à 43% derrière l’arc, l’élite parmi les élites. Cette grosse adresse est même plutôt global, il est le deuxième meilleur rookie au true shooting percentage (64%) avec pour seul concurrent au-dessus de lui… Ryan Kalkbrenner, un intérieur ne prenant que des tirs près du panier.

Kon Knueppel has broken NBA History pic.twitter.com/v5ggkzq7io

— Charlottehornetsonly (@ChaHornetsOnly) April 13, 2026

En plus de ça, du haut de ses 18,5 points de moyenne, Knueppel est un exemple de régularité. Impactant dès le début de saison et présent sur presque tous les matchs de l’année (81 rencontres jouées), l’arrière a grandement participé au changement de culture à Charlotte. Passer de 19 victoires l’an dernier à 43 cette année, le genre de stats qui parle d’elles-mêmes.

Alors oui Cooper Flagg a de meilleures moyennes statistiques, Cooper Flagg a envoyé un charbon historique sur cette fin de saison et Cooper Flagg sera certainement le meilleur joueur des deux dans quelques années. Mais c’est cette année que l’on doit juger, et force est de constater que Kon Knueppel a été plus efficace avec pourtant moins d’opportunités, voilà ce qui fait la différence dans nos têtes.

Après vraiment un co-gagnant, on prend !

À lire : Cooper Flagg vs Kon Knueppel, qui mérite le plus le titre de Rookie de l’Année ?

MIP (Meilleure progression)

  1. Nickeil Alexander-Walker
  2. Jalen Duren
  3. Jalen Johnson

Voilà une autre très belle course avec du candidat bien sérieux ! Savoir qui est le joueur ayant le plus progressé d’une saison à l’autre a rarement été aussi compliqué que cette année mais il a bien fallu trancher. Ce sont deux Faucons et un Piston qui monteront fièrement sur ce podium !

Jalen Johnson était déjà un joueur plus que sérieux l’an passé. Presque 19 points de moyenne aux côtés de Trae Young et Dyson Daniels MIP en titre, ça s’invente pas, mais l’ailier d’Atlanta a encore passé un step cette saison. 22,5 points, 10,3 rebonds et 7,9 passes dé de moyenne et une sélection au All-Star Game, JJ fait tout sur le terrain pour des Hawks qui fonctionnent extrêmement bien depuis le mois de février. Le podium est mérité !

Jalen Johnson is a 1st time All Star!!! pic.twitter.com/jOIFEsoAp2

— SleeperHawks (@SleeperHawks) February 1, 2026

Direction le Michigan maintenant pour retrouver le deuxième de ce classement. Lui n’est peut-être pas un Faucon pourtant l’un de ses plus grands arguments est bien l’envol de son équipe au classement, quelle saison de fou nous a sorti Jalen Duren avec les Pistons ! Le pivot de Detroit est lui aussi devenu All-Star cette saison grâce à ses quasi 20 points de moyenne et son énorme apport dans la raquette de la meilleure franchise de l’Est. Quand tu fais passer ton équipe de 44 à 60 victoires d’une année à l’autre en prenant +8 à ta moyenne de points, ton dossier est forcément ultra solide.

N’oublions pas de mentionner aussi que le numéro 0 a tout donné pour tenir la baraque en l’absence de Cade Cunningham. Résultat : 11 victoires et 3 défaites pour finir l’exercice 25-26… bon bah mission réussie !

The moment Jalen Duren found out he was named an All-Star for the first time ❤️ pic.twitter.com/qTQkqj2Gfq

— NBA on ESPN (@ESPNNBA) February 1, 2026

Malheureusement ce ne sera pas assez pour remporter l’award cette année, mais seulement parce qu’il y a une anomalie au milieu de tout ça. Jusque-là, on a surtout évoqué des gars qui étaient déjà très sérieux les années précédentes, pièces centrales des projets dans lesquels ils étaient, ce n’est pas le cas de notre numéro 1.

Bon role player, sixième homme tout au plus, voilà ce qu’était Nickeil Alexander-Walker, avant de devenir un go-to guy ultra respecté de la Grande Ligue, et bon dieu que cette éclosion était kiffante à observer. Le cousin de SGA est passé de 9,4 points de moyenne la saison dernière à presque 21 pions par soir cette année (!!!).

Plus de responsabilités et plus de playmaking aussi (presque 4 passes de moyenne) avec une défense toujours aussi solide. Le mec s’est quand même envoyé un mano à mano de très haut niveau dans le money-time face à Jalen Brunson il y a quelques jours. Est-ce qu’on se rend compte du niveau qu’il faut pour ne serait-ce que tenir tête à JB dans cette situation-là ?

Nickeil Alexander-Walker 36 PTS, 3 AST, 1 BLK, 12/19 FG, 7/11 3FG, 84.9% TS vs Knicks

MOST IMPROVED PLAYER. pic.twitter.com/lGZd58r59f https://t.co/8AJsCFrRYk

— Basketball Performances (@NBAPerformances) April 7, 2026

Pur kiff tout aussi statistique que visuel, au sein d’une des franchises les plus chaudes de cette fin de saison (20V-6D depuis le All-Star Game). On en a dit assez, filez lui le trophée !

6MOY (Sixième homme de l’année)

  1. Keldon Johnson (Spurs)
  2. Jaime Jaquez Jr. (Heat)
  3. Ajay Mitchell (Thunder)

Une saison qui a d’abord commencé sous les meilleures hospices pour Ajay Mitchell, qui a très tôt dominé le classement dans bon nombre de classements de grands médias. Et pour cause : une production ahurissante pour un joueur sophomore en sortie de banc, des moyennes loin d’être en adéquation avec le contrat signé par le Belge cet été tant elles sont excellentes. Puis, au fur et à mesure de la saison, d’autres candidats ont emergé puis ravi, dans notre classement de la rédaction, cette première position à la pépite du Thunder.

Le grand vainqueur de TrashTalk cette année n’est autre que Keldon Johnson, qui signe une saison plus que fantastique sur le banc des Spurs. Déjà, 82 matchs joués, 0 commencé : la définition de l’homme de banc. Ensuite, des moyennes correctes (13,2 points, 5,4 rebonds, 1,4 passe) et surtout une énergie impressionnante pour garder les Spurs en rythme une fois les premières rotations effectuées. L’homme qui met la pression, qui s’arrache et qui accepte sans rechigner de sortir du banc. Une vraie teigne qui a été l’une des raisons principales du succès des Spurs cette saison. Et un titre logique, à la fin de celle-ci ?

Keldon Johnson is now pitching himself for Sixth Man of the Year:

“How can you not say I’m the Sixth Man of the Year?”

(via @NBAonPrime)pic.twitter.com/qlJGTCNzu2

— Legion Hoops (@LegionHoops) March 28, 2026

À la place de deuxième, on retrouve Jaime Jaquez Jr. Le joueur du Heat domine la catégorie des sixièmes hommes en termes de statistiques (15,4 points, 5 rebonds, 4,7 passes) et atteint par conséquent les plus hauts totaux de la saison parmi les candidats sérieux. Un joueur très responsabilisé à Miami, qui doit se créer du jeu, en créer pour les autres et le fait avec une réussite assez satisfaisante. Pour autant, le bilan global du Heat nuance l’impact de son jeu sur le collectif, et cela lui coûte ici la première place.

Enfin, Ajay Mitchell referme le podium. Pas de trophée individuel pour lui cette saison, mais est-ce que l’essentiel n’est pas ailleurs ? Après une saison rookie prometteuse mais galère (à cause des soucis physiques), il termine une régulière de très haut standing dans la meilleure équipe de la ligue. Constant dans ses apports, et important des deux côtés du terrain dans la réussite collective. Il a commencé une quinzaine de matchs et cela compte dans notre classement, du fait des blessures de Jalen Williams et Shai Gilgeous-Alexander. Pour autant, il surpasse tout de même Naz Reid (Wolves) et Reed Sheppard (Rockets) qui jouissent de moins bon bilans collectifs malgré de belles saisons individuelles.

Ajay Mitchell gets the wild layup to fall!

The Thunder are currently on a 35-15 run vs the Warriors 🍿

pic.twitter.com/XVkHRwymbB

— ClutchPoints (@ClutchPoints) November 12, 2025

COY (Coach de l’année)

  1. Joe Mazzulla (Celtics)
  2. J.B. Bickerstaff (Pistons)
  3. Mark Daigneault (Thunder)

Alors oui, mis à part la place de numéro 1 qui semble assez logique, ce podium (et plus particulièrement la troisième place) peut faire parler. Si vous avez Mitch Johnson (Spurs), Quin Snyder (Hawks), Charles Lee (Hornets) ou encore Jordan Ott (Suns) à la place de Mark Daigneault… personne ne vous dira rien ! Mais il semblerait légitime de remettre un peu de respect sur le coach du Thunder. Le gars termine (encore) avec le meilleur bilan de toute la NBA en 64-18 et est en passe d’aller chercher un back-to-back inédit depuis les Warriors 2017-18. Tout ça en ayant eu son cinq majeur (Dort, SGA, Chet, J-Dub et Hartenstein) aligné seulement 11 matchs sur 82… c’est bon pour vous ?

Pour le reste du classement, Joe Mazzulla fait figure de favori grâce à sa saison à la tête des Celtics et sa capacité à conduire les C’s là où ils sont aujourd’hui (2e de la conférence Est), alors que tout le monde les voyait hors du top 6, voire du top 10 ! Cette saison a été marquée par de nombreux ajustements, notamment dus aux nombreux départs et à l’absence de Jayson Tatum jusqu’en mars. Joe Mazzulla a su maintenir l’équipe au haut niveau en s’appuyant sur la profondeur de banc, sur des jeunes et sur une identité de jeu… tout ce que l’on demande à un coach finalement. Résultat : Boston est redevenu un favori à l’Est, porté par un collectif solide et un Jaylen Brown au niveau MVP.

Peut-être pas la plus grande saison statistique, ni même en termes d’évolution, mais clairement la plus belle saison en termes de coaching pur et de leader d’hommes depuis un moment… et ça se doit d’être récompensé !

Joe Mazzulla currently has the highest winning percentage of any coach in NBA history.

Future Hall of Famer. pic.twitter.com/GxD8Uoo66W

— Legion Hoops (@LegionHoops) March 31, 2026

« Joe Mazzulla possède pour le moment le meilleur pourcentage de victoires de l’histoire de la NBA pour un entraîneur. »

Et évidemment, comment ne pas mettre J.B. Bickerstaff sur votre podium ? Il pourrait aisément prendre la première place, car il possède l’un des dossiers les plus solides. Les Pistons étaient à 44-38 et sixièmes à l’Est la saison dernière. Aujourd’hui, ils affichent un bilan de 52-19, sont leaders de la conférence et ont atteint les 50 victoires pour la première fois depuis la saison 2007-2008. Le plus fort dans le cas Bickerstaff, c’est que cette montée en puissance a résisté à la pression. Au moment de l’annonce du pneumothorax de Cunningham, beaucoup les voyaient chuter… mais les Pistons ont continué de gagner malgré tout grâce à de beaux ajustements, et ça, ce n’est pas anodin !

À lire : Joe Mazzulla sur le Coach de l’Année : « Je trouve que c’est un trophée ridicule »


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