Les 10 raisons de mater les Chicago Bulls en 2026-27
Le 21 sept. 2026 à 12:17 par Giovanni Marriette

La NBA reprendra ses droits le mardi 20 octobre prochain, avec dans ses bagages pléthore de favoris pour la bague 2027. Les Knicks pour un immense back-to-back ? Les Spurs de Victor Wembanyama ? Le Thunder du double MVP Shai Gilgeous-Alexander ? Un outsider venu de l’Est (Philadelphie, Miami) ? On part pour six mois de baston aux quatre coins des Etats-Unis, avec pour chacune des 30 franchises quelques raisons bien précises de s’y attarder. On enchaine avec la franchise mythique des Bulls !
# Enfin un vrai coach à Chicago !
Après les échecs Fred Hoiberg, Jim Boylen et six -très longues – années sous les ordres de Billy Donovan, les Bulls ont peut-être trouvé un vrai coach ! Tiago Splitter a débarqué dans le Michigan, fort d’une expérience énorme de joueur et d’un CV de coach qui commence à ressemble à quelque chose (Paris Basket, Portland). Ce qu’on se dit ? C’est que ça ne pourra pas être pire et c’est- déjà pas mal. Tiago Splitter s’est illustré en France par une belle science défensive et une attaque rapide, puis il a été capable de faire progresser les jeunes Blazers la saison passée. Suffisant pour faire passer un cap aux jeunes veaux chicagoans ?
# Nic Claxton, le droit de rêver
Après sept saisons à s’époumoner du côté de Brooklyn, Nic Claxton a finalement déménagé pour la première fois de sa vie professionnelle. Court déplacement jusqu’à la raquette de Chicago, dont il devrait être titulaire au poste 5, au moins dans un premier temps. Nic est content, il passe d’une équipe de nullos à une équipe du ventre mou, upgrade de fou, et le filiforme intérieur va donc pouvoir goûter à nouveau à la compétition, la vraie, sans se demander chaque soir combien il va en prendre. On lui demandera même de jouer les anciens pour mentorer Caleb Wilson et les autres jeunes Taureaux, bref un défi sympa pour ce brave Nic.
# Norman Powell à 25 points de moyenne
Il ne paye pas de mine avec son nez en forme de trompette, mais Norman Powell reste tout de même sur une saison de All-Star à Miami. Après 11 saisons en NBA le nouvel arrière des Bulls est désormais une valeur sûre, un vétéran accompli, et au vu du roster de Tiago Splitter on ne serait pas surpris de voir les stats du gonze grandir encore un peu plus dans l’Illinois. Celui qui sera le leader offensif des Bulls aura Josh Giddey pour lui filer des ballons, quelques balèzes pour lui faire de la place dessous, et pour le reste l’ancien des Raptors, des Blazers ou des Clippers s’en charge. Une première partie de saison pas trop dégueu des Bulls et on retourne au All-Star Game ? Pas déconnant.
Norman Powell est bien arrivé chez les rois des mids ! 🐂
Une première déclaration émouvante pour tous les fans de ventre mou… 🥹 pic.twitter.com/NQI8eR9nYc
— Robin Wolff (TrashTalk) (@robinwolff12) August 10, 2026
# Noa Essengue qui démarre sa carrière NBA
Officiellement, Noa Essengue débutera le 20 octobre sa deuxième saison en NBA. En effet, il avait pris part à deux bouts de matchs l’an passé. Mais dans les faits, celui dont le prénom est également une variété de concombre effectuera ses vrais débuts dans la Grande Ligue sous les ordres de Tiago Splitter. La Summer League n’a pas donné de superbes signaux (peu de temps de jeu), mais le potentiel de Noa est toujours là et il aura tout le loisir de se développer dans l’ombre de Caleb Wilson ou Matas Buzelis. Tout est à construire pour Noa alors ne soyons pas trop pressés.
# Les paroles ET les actes de Caleb Wilson
Le n°4 de la dernière Draft est sans conteste la raison n°1 de notre intérêt pour les Bulls cette saison. Le phénomène athlétique a quitté North Carolina pour faire du sale immédiatement en NBA, et il ne s’en prive pas pour le dire.
« Je veux devenir le plus grand joueur de tous les temps… Vous avez déjà eu un GOAT dans votre histoire, alors il est temps d’en avoir un autre »
Auteur de 35 pions pour sa première en Summer League, il semblerait que Caleb Wilson joigne les actes aux paroles et si les Bulls risquent de galérer à s’extirper du ventre mou cette année encore, Caleb, lui, a une belle gueule de roi des highlights et des déclas d’après match. Tout ce qu’on kiffe, un mec qui envoie du pâté sur le parquet et volubile en dehors, déjà surnommé « The Little Ticket » par Kevin Garnett, une autre grande bouche bien connue de NBA.
« Je veux devenir le plus grand joueur de tous les temps… Vous avez déjà eu un GOAT dans votre histoire, alors il est temps d’en avoir un autre. »
– Caleb Wilson, drafté en 4 par les Bulls 🔥🔥pic.twitter.com/JcyYa7DoAj
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 24, 2026
# Josh Giddey dans les Top 10
Il sort de sa meilleure saison en carrière, avec ses meilleures moyennes aux points (17), aux rebonds (8,3) et aux passes (9,1). Il ne casse pas trois pattes à un canard mais il assure le service minimum, et bien souvent il le fait avec classe. Josh Giddey à la passe, Caleb Wilson ou Nic Claxton à la réception, voilà un format qu’on devrait voir un paquet de fois cette saisons sous le maillot des Bulls, avec supplément no-look pass pour l’international australien. C’est pas souvent qu’on va à Chicago pour le spectacle, mais cette année encore ce sera bien souvent grâce à Josh Giddey.
# Matas Buzelis classé au MIP
L’agenda de Matas Buzelis contre Zaccharie Risacher a porté ses fruits. En effet, celui qui, jadis, jouait les forceurs avec notre Zacchos national, est en passe de devenir un joueur plus accompli que son ennemi juré. Avec 16,3 points de moyenne la saison passée, le boutonneux natif de Chicago avait doublé ses stats et il fait aujourd’hui figure de bonne cote pour le trophée de MIP 2027. Ailier à la fois longiligne et puissant, capable de tirer et pas nigaud en défense, Matas la menace aura l’ambition de devenir le troisième homme de ces Bulls version Tiago Splitter. En espérant qu’il lâche un peu le slip de Zaccharie, cordialement, la direction.
# La vie sans l’atroce Arturas Karnisovas
Six ans de calvaire ont donc pris fin le 7 avril dernier. Six ans de décisions catastrophiques, six ans d’une association infâme avec le coach Billy Donovan, six ans de drafts incongrues et de trades inexplicables. Ouf ! Arturas n’est plus, Bryson Graham (ex Pels et Hawks) a débarqué pour (tenter de) faire le taf, et les Bulls peuvent en tout cas repartir d’une page blanche après plus d’une décennie de saisons ternes à en mourir. Des nouvelles de Karnisovas ? Sûrement pas, tout le monde s’en cogne.
The Chicago Bulls announced today that Artūras Karnišovas, Executive Vice President – Basketball Operations and Marc Eversley, General Manager have been relieved of their positions. pic.twitter.com/nFFK0U66ng
— Chicago Bulls (@chicagobulls) April 6, 2026
# Le play-in comme mode de vie
Après avoir participé au play-in tournament en 2023, 2024 et 2025, les Bulls ont manqué de peu LEUR rendez-vous annuel la saison passée. Quoi de mieux que de voir la fille de DeMar DeRozan hurler pendant des lancers en plein mois d’avril, quoi de plus logique également que de voir les Bulls faire semblant d’y croire pendant 48h avant de se prendre les pieds dans le tapis pour le match le plus important de la saison. Trop forts pour être nuls, trop nuls pour être forts, les Bulls sont la définition même du ventre mou, du milieu de tableau, de la Coupe Intertoto, bref, l’essence même du play-in tournament.
# Le show Benny The Bull, indémodable
Parce que d’années en années, il reste peut-être le joueur des Bulls le plus connu, et le seul à faire sourire les fans chaque soir de match.
